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03
Mai
04
Mai
26e congrès de l'AQÉI
L'humain au coeur des AQÉI
Hôtel Château Laurier

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DESCRIPTION

La pratique de l’évaluation environnementale demande une description rigoureuse des milieux récepteurs. De la qualité de cette description dépendra, en partie, la qualité de l’évaluation. Si les descriptions physico-chimiques, floristiques ou fauniques sont bien maîtrisées, qu’en est-il de la description du milieu humain ? Saviez-vous que le nouveau système canadien d’évaluation environnementale devrait considérer les effets sur la santé et les incidences sociales et économiques liés à un projet et pas seulement les effets sur l’environnement ?

Il est assez facile de présenter un certain nombre de données démographiques ou économiques cependant, certains projets ne demanderaient-ils pas une vision plus précise des dynamiques sociales au sein de la communauté d’accueil ?

Il en est de même en termes de prévision d’impacts : si on sait prédire avec une certaine précision, via nos modèles, les impacts d’un projet sur un milieu récepteur, comment ce projet va-t-il influencer la santé humaine dans sa définition élargie c’est-à-dire comprenant le bien-être physique, mental et social comme la considère l’Organisation mondiale de la santé ? Quelles mesures seront les plus efficaces pour atténuer ces impacts ?

Finalement, l’humain, sujet de l’évaluation environnementale, est aussi citoyen et, à ce titre, propriétaire de toute démarche de l’État. La réforme de la procédure d’évaluation québécoise tend d’ailleurs à ramener, par sa volonté de transparence et ses occasions de participation, le citoyen au centre du processus. Pour sa part, la révision de la procédure fédérale d’évaluation environnementale vise même à mettre en place une étape de consultation officielle et planification en début de processus pour mieux concevoir les projets. Mais comment, à l’ère des médias sociaux et de la communication instantanée, informer adéquatement la population afin qu’elle participe de manière éclairée aux différents processus de consultation qui s’offrent à elle ?

Nous vous invitons à venir partager vos expériences ainsi qu’acquérir outils et éléments de réponses au 26e congrès de l’AQEI qui se tiendra à Québec le 3 et 4 mai sur le thème : l’humain au cœur des évaluations d’impact en environnement.

Le programme final est disponible en ligne en cliquant ici. Vous pouvez aussi télécharger sa version pdf.

 

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Nos collaborateurs pour l'évènement 

 

 

                                                   

 



Programmation

 

Programmation préliminaire

Le programme final est disponible en ligne en cliquant ici. Vous pouvez aussi télécharger sa version pdf.

 

Conférences:  

  • L’information et la consultation du public dans le cadre de la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement : guide à l’intention des initiateurs de projets

Karine Dubé – Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) a récemment publié un guide portant sur l’information et la consultation du public, qui s’adresse aux initiateurs de projets assujettis à la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement. Ce guide présente les recommandations du MDDELCC pour la mise en œuvre d’une démarche d’information et de consultation du public dans le cadre de la planification et de la réalisation d’un projet. Il précise également la liste des renseignements requis dans l’avis de projet et dans l’étude d’impact concernant les activités d’information et de consultation réalisées par l’initiateur du projet, s’il y a lieu. Cette présentation vise à exposer les éléments contenus dans ce guide, dont l’objectif est aussi de permettre aux personnes, aux groupes, aux organisations et aux communautés d’obtenir de l’information et d’exprimer leurs préoccupations par rapport aux projets qui les concernent de près ou de loin, afin de favoriser leur prise en considération au cours de la planification de ceux-ci.

Karine Dubé est anthropologue et conseillère en évaluation des impacts sociaux au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Dans le cadre de ses fonctions, Mme Dubé est notamment chargée d'analyser les aspects sociaux des études d’impact des projets assujettis aux procédures d’évaluation environnementale, d'émettre des avis sur leur acceptabilité au plan social et de proposer des mesures pour éviter ou atténuer le plus possible les impacts négatifs de ces projets sur les communautés et en maximiser les effets positifs.

 

  • Changements climatiques et santé : des impacts sur la santé aux outils pour prévenir et s’adapter

Céline Campagna  - Institut national de santé publique du Québec

 

Les changements climatiques ont des impacts sur notre état de santé. Que ce soit par l’exposition directe aux évènements météorologiques extrêmes (ex., vagues de chaleur, inondations, tempêtes) ou par le biais des changements dans la biodiversité (ex., maladie de Lyme, pollen) ou l’urbanisme (ex., ilots de chaleur urbains), les pressions de l’environnement contribuent aux décès et aux maladies dans la population québécoise, et les changements climatiques viennent augmenter cette pression déjà présente. Or, les changements climatiques, comme tous les problèmes complexes, nécessitent une action intersectorielle. L’intervention de la santé publique face aux changements climatiques ne peut être efficace que si elle agit en synergie avec les autres secteurs, de manière à promouvoir des mesures de prévention et d’adaptation audacieuses et novatrices. Divers outils sont déjà disponibles pour favoriser les collaborations intersectorielles et bâtir des collectivités sures, dynamiques et résilientes dans le contexte des changements climatiques.

Détentrice d’un doctorat en sciences animales et engagée dans la santé environnementale depuis près de 15 ans, elle agit depuis 2017 à titre de responsable à la coordination scientifique du volet santé du Plan d’action sur les changements climatiques du Gouvernement du Québec. Mme Campagna est également chercheuse d’établissement à l’INSPQ et professeure associée au département de Médecine sociale et préventive de l’Université Laval.

  • Participer à l’avenir

Philippe Bourke – Président du Bureau d’audience publique sur l’environnement

L’humain a toujours été au centre du processus de consultation publique du BAPE. Depuis le tout début il y a 40 ans, le BAPE a reconnu l’expertise citoyenne et l’a valorisé afin de lui offrir un espace dans le processus de décision gouvernemental.

Cette prémisse est toujours vraie mais le contexte lui a changé. La mise à jour récente de la Loi sur la qualité de l’environnement est sans contredit le facteur externe qui aura le plus d’influence sur la réalisation de la mission du BAPE au cours des prochaines années. Des processus de consultation plus souples et l’utilisation de moyens technologiques favorisant la participation sont au cœur des transformations générées par ce nouvel encadrement législatif.

Reconnu aujourd’hui comme l’une des rares institutions offrant les conditions nécessaires à l’exercice d’une démocratie participative transparente, inclusive et renforcée par son pouvoir d’enquête, le BAPE a acquis le respect des parties prenantes à ses travaux. Il est cependant mal connu du grand public et les prochaines années seront déterminantes quant au défi de renouveler ses assises en matière de participation du plus large public possible. 

 

  • Titre non-définitif : L’atlas géographique de la vulnérabilité de la population québécoise aux vagues de chaleur et aux inondations

Nathalie Barrette – Université Laval

L’augmentation de la fréquence et de l’intensité des évènements climatiques extrêmes causés par les changements climatiques accentue la menace qui pèse sur la population. Or la vulnérabilité de la population à ces aléas varie dans le temps comme dans l’espace, faisant en sorte que certains groupes sont plus à risque. Ne disposant généralement pas des ressources matérielles et humaines pour effectuer l’analyse géographique des vulnérabilités aux aléas climatiques, certaines municipalités seront passablement démunies devant cette menace.

L’objectif principal poursuivi par notre équipe de recherche est d’élaborer un atlas fournissant des informations sur la distribution géographique de la vulnérabilité de la population aux vagues de chaleur et aux inondations à l’intention de professionnels de municipalités et de MRC du Québec méridional.

En s’inspirant des travaux les plus récents réalisés dans le domaine, différentes dimensions de la vulnérabilité ont été estimées à l’aide de données portant sur les caractéristiques démographiques, socioéconomiques, de l’accessibilité aux services et de l’environnement bâti des communautés. Ces informations ont été cartographiées à une échelle permettant aux urbanistes et aménagistes d’utiliser ces informations dans leur pratique professionnelle.

Nathalie Barrette est professeure titulaire à la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l’Université Laval. Elle enseigne au département de géographie les cours Climatologie et Changements climatiques au premier cycle. En 2013, elle a conçu et mis en ligne un microprogramme de deuxième cycle sur les changements climatiques où elle y enseigne le cours Éléments scientifiques des changements climatiques destiné aux étudiants du deuxième et troisième cycle.Nathalie Barrette est chercheure à l’Institut Hydro-Québec en environnement, développement et société. Sa recherche s’intègre dans la géographie environnementale. Elle s’intéresse aux suivis des conditions environnementales et aux transformations de ces conditions dans le contexte des changements climatiques. Ces travaux portent sur le Québec et les milieux tropicaux.

 

  • L'analyse coûts-avantages pour mieux évaluer les grands projets : réflexion sur les apports et limites de cet outil dans le contexte québécois de 2018

Pierre Batellier – UQAM

La question des impacts économiques des grands projets a été au coeur de nombreux débats, parfois tendus, entourant plusieurs grands projets récents au Québec. Les discussions portent tant sur l’importance des impacts économiques relativement aux impacts environnementaux et sociaux que sur la nature des impacts considérés et les méthodes d’analyse employées. En 2017, le Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles a réaffirmé sa volonté de renforcer ses capacités d’analyse des impacts économiques et a annoncé la création d’un Bureau d’analyse économique des grands projets, et ce, afin de favoriser l’acceptabilité sociale de ces projets. L’approche d’analyse retenue n’a pas été précisée, mais plusieurs signaux ont été envoyés.

Dans ce contexte, il est intéressant de s’interroger sur les apports et limites de l’analyse coûts-avantages (ACA) comme outil d’évaluation potentiel des grands projets au Québec. Qu’est-ce qui différencie fondamentalement l’ACA de l’analyse de retombées économiques, régulièrement mobilisée dans l’analyse et la promotion des grands projets et dont plusieurs faiblesses et limites ont été soulevées lors de projets controversés récents ? Dans quelle mesure l’ACA répond aux enjeux soulevés ?

Quels sont les limites propres à l’ACA et les arbitrages/enjeux auxquels fait face le décideur au moment de mobiliser cet outil ? Quel regard critique poser sur les grands postulats, principes et étapes opératoires à la base de toute ACA ainsi que sur ses prétentions ? Est-elle en mesure de fournir un cadre d’analyse cohérent, objectif et scientifique ? Permet-elle, dans la perspective du décideur, de faciliter sa prise de décision et sa défense auprès du public ? Peut-elle favoriser une prise de décision plus démocratique et plus légitime ?

Pierre Batellier est enseignant en Responsabilité sociale de l'entreprise à HEC Montréal ; Doctorant à l’UQAM en Sciences de l’environnement - thèse portant sur le rôle de l’État au regard de l'acceptabilité sociale des grands projets.

 

  • Mon opinion est meilleure que la tienne : luttes de pouvoir autour de l’information dans l’évaluation environnementale

Marie-Ève Maillé – Présidente Notre Boite

Rarement, dans les mécanismes de participation publique, on envisage les citoyennes et les citoyens comme des producteurs d’informations. Au contraire, ils sont plutôt simplement perçus comme de « personnes intéressées » par les informations que d’autres produisent et diffusent. Ces personnes intéressées détiennent pourtant des connaissances sur leur milieu de vie et la capacité d’exprimer leurs préoccupations quant aux projets qu’on souhaite y implanter. Ces préoccupations sont autant de faits dont il faut tenir compte dans l’analyse.

Lors de l’évaluation environnementale aussi, on informe la population – parce que c’est obligatoire. Dans le meilleur des cas, on la consulte, mais tardivement et sans garantie que les « personnes intéressées » puissent influencer le projet proposé. L’exclusion des citoyennes et citoyens et l’asymétrie de pouvoir de ces mécanismes contribuent sérieusement à la polarisation des communautés d’accueil et aux conflits.

Comment nos mécanismes d’évaluation environnementale, en favorisant une description superficielle des milieux humains et sociaux concernés, nourrissent-ils ces conflits ? À qui profite l’idée que la population n’a que des opinions à donner ? Comment, en réalité, s’informent les citoyennes et citoyens confrontés à un projet de développement dans leur milieu ?

Marie-Ève Maillé est présidente de l’entreprise Notre Boite, Médiatrice accréditée (IMAQ) et Professeure associée, CINBIOSE, UQAM

 

  • Le nouveau système fédéral d’évaluation d’impact 

Anne-Marie Gaudet – Agence canadienne d’évaluation environnementale

En février dernier, la ministre de l’Environnement et du Changement climatique a déposé le nouveau projet de Loi sur l’évaluation d’impact. Cette dernière définit un processus d’évaluation d’impact fédérale pour les grands projets. Un seul organisme, l’Agence canadienne d’évaluation d’impact, serait responsable de réaliser les évaluations d’impact. Le nouveau système proposé d’évaluation d’impact vise à rendre le processus d'évaluation d'impact plus transparent, prévisible et opportun tout en favorisant la réconciliation avec les peuples autochtones du Canada. Il inclurait notamment :

  • une portée élargie des évaluations pour englober l’environnement, la société, la santé et l’économie, des décisions qui portent sur l’intérêt du public
  • une consultation du public significative et inclusive et visant une participation et une planification en amont du dépôt de l’étude d’impact
  • des décisions fondées sur la science et les connaissances traditionnelles autochtones
  • une grande transparence et accessibilité de l’information et des données scientifiques
  • une participation et un partenariat avec les peuples autochtones

 

  • Le bruit environnemental : un véritable enjeu de santé qu’on ne peut plus passer sous silence !

 Richard Martin - l’Institut national de santé publique du Québec

Le bruit environnemental est maintenant un problème de santé publique reconnu non seulement par l’Organisation mondiale de la Santé, mais aussi par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et le gouvernement du Québec. Cette reconnaissance s’est traduite notamment dans les priorités de la Politique gouvernementale de prévention en santé (PGPS).

Les effets du bruit environnemental sur la santé ne se résument plus à des pertes d’audition ni à un dérangement passager ou anodin. Les nouvelles connaissances montrent que le bruit affecte la santé le bien-être et la qualité de vie des populations allant du dérangement (nuisance), aux troubles du sommeil et maladies cardiovasculaires.

Les mesures d’atténuation des effets du bruit existent, mais elles ne sont pas suffisamment connues des gens susceptibles de les appliquer. Atténuer le bruit n’est pas le rôle ou la responsabilité d’un seul acteur. Ce type de problème appelle à des interventions transversales, coordonnées et concertées à tous les échelons national, régional et local.

Parmi les questions traitées : Quelles sont les nouvelles informations dont on dispose sur la situation québécoise ? Quelles sont les démarches gouvernementales mises de l’avant pour assurer une meilleure cohérence des limites d’exposition et des seuils d’action à l’égard du bruit ? Quels sont les descripteurs de l’exposition au bruit à privilégier ? Quel est  « l’impact » potentiel sur les promoteurs et les consultants des changements en vue quant à l’évaluation des impacts de leurs projets sur l’environnement sonore?

Richard Martin est conseiller scientifique à l’Institut national de santé publique du Québec. Il assiste le MSSS au sein du groupe d’experts interministériels sur le bruit environnemental et conseille, au besoin, les directions de santé publique, en plus de réaliser des travaux sur le bruit en milieu de travail et la surveillance des problèmes de santé au travail. Il est un des auteurs de l’Avis sur une politique québécoise de lutte au bruit environnemental : pour des environnements sonores sains et d’un guide à l’intention des MRC et municipalités en voie d’être publié.

 

  • Suivi des impacts d’aménagements hydroélectriques sur l’utilisation du territoire par les autochones au Québec

Carine Durocher, Hydro-Québec

Hydro-Québec a réalisé un bilan de ses études de suivi sur l’utilisation du territoire autochtone couvrant la phase exploitation. Cette étude s’est penchée sur huit projets hydroélectriques mis en service entre 1979 et 2013 et elle aborde les changements observés dans les déplacements et activités pratiquées par les autochtones une fois les centrales mises en service. Cette présentation abordera certains des impacts génériques rencontrés en fonction des composantes d’un aménagement hydroélectrique tel que la présence de routes ou de réservoirs.  Elle abordera également certaines observations émanant des suivis environnementaux quant à la ré-organisation des activités de chasse et de pêche autochtones et l’adaptation aux nouveaux plans d’eau créés.  

 

  • Études d’impact social au Québec : Une recherche continue d’amélioration des pratiques

Stéphanie Brisson et Martin Côté, Études Environnementales et Sociales, AECOM

Cette présentation vise à soulever des questions et à nourrir des échanges sur les avancées et les enjeux propres au volet social des études d’impact environnemental au Québec. Différents thèmes seront abordés et discutés avec les participants afin de réfléchir ensemble sur les défis émergents, les solutions possibles et les meilleures pratiques en lien avec l’identification, l’évaluation et la gestion des impacts sociaux.

Le contenu typique de la description du milieu humain d’une étude d’impact sera examiné, avec une emphase sur les nouvelles tendances telles que la description des effets sur la santé et le concept d’impact sur la qualité de vie. Un pont sera fait avec les aspects clés des études d’impact social à l’international en soulignant les meilleures pratiques en ce domaine. Une attention particulière sera donnée aux particularités de l’approche sociale en environnement, en comparaison aux études des milieux biologique et physique. L’intégration des questions sociales plus sensibles dans les études d’impact sera abordée incluant la prise en compte du savoir autochtone, le consentement libre et éclairé, l’acceptabilité sociale et la participation citoyenne. La nature parfois floue, changeante, qualitative et abstraite de la mesure des impacts sociaux sera aussi discutée, de même que la question du suivi des impacts sociaux.

L’objectif de cette présentation sera d’observer l’évaluation des impacts sociaux selon différents angles afin de faire des constats et mettre en lumière des stratégies pouvant servir à opérationnaliser la prise en compte du volet social de manière efficace.

Madame Stéphanie Brisson cumule plus de 12 ans d’expérience dans le domaine de la consultation et des études sociales. Elle a participé au volet social de différentes études d’impact environnemental au Québec et à l’international. Elle se spécialise dans l’évaluation d'enjeux sociaux et le développement de recommandations stratégiques, notamment en lien avec l’engagement des parties prenantes et l'acceptabilité sociale de projets.

Monsieur Martin Côté travaille comme directeur de projet en études sociales et environnementales. Depuis plus de 20 ans, M. Côté a réalisé et coordonné plusieurs études concernant les communautés autochtones dans le cadre de projets industriels au Québec et au Labrador. Au fil des ans, M. Côté s’est doté d’une solide expertise touchant les mécanismes de consultation et de participation des communautés autochtones pour des projets miniers et hydroélectriques.

  • Évaluation des impacts et Peuples autochtones : Vers un protocole de consultation par le Bureau du Ndakinna du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki (GCNWA)

Hugo Mailhot Couture – Bureau du Ndakinna du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki

La reconnaissance de plus en plus évidente de l’obligation de consulter et d’accommoder les Peuples autochtones et l’approche actuelle d’ouverture du gouvernement fédéral représentent des opportunités de faire preuve de leadership dans l’évaluation culturellement appropriée des impacts de projets. L’absence d’un encadrement réglementaire clair et la nécessité de s’adapter aux spécificités de chaque communauté représentent des défis, tant pour les initiateurs de projets que pour le GCNWA. Pour y faire face, le Bureau du Ndakinna œuvre à la préparation d’un protocole de consultation qui fournira des balises aux initiateurs désirant faire preuve d’un tel leadership dans leurs relations avec la Nation W8banaki, composée des communautés Abénakises d’Odanak et de Wôlinak. Cette présentation vise à exposer les grandes lignes de notre démarche. Il s’agira aussi d’une occasion de prêcher par l’exemple en fournissant, en amont de sa publication, un espace collaboratif de discussion aux participants du congrès, qui pourront enrichir de leur perspective l’élaboration de la méthodologie d’évaluation des impacts du Bureau du Ndakinna.

Hugo est un biologiste spécialisé en gestion de l'environnement. Il œuvre depuis 2014 au sein du GCNWA, où il agit actuellement comme adjoint de direction du Bureau du Ndakinna. Dans le cadre de ses fonctions, il coordonne une équipe multidisciplinaire dans l’analyse des impacts reliés aux droits et intérêts de la Nation pour les projets de développement et de changements législatifs soumis à la consultation.

 

  • « Comment placer l’humain au cœur des ÉIE » : cas vécus et bonnes pratiques

Mme Alexandra Boileau et M. Dave Arseneau, Transfert Environnement et Société

Plusieurs agences gouvernementales, initiateurs de projet et responsables d’évaluations environnementales partagent la volonté de ramener les citoyens au centre du processus d’élaboration des études d’impacts.

En théorie, l’évaluation participative des impacts d’un projet vise à jumeler le « savoir citoyen » avec le « savoir expert », pour contribuer à l’étude des impacts, déterminer des mesures d’atténuation et ultimement bonifier le projet.

Cet objectif soulève néanmoins de nombreuses questions :

  • Comment déterminer les acteurs à impliquer dans la démarche, le moment de les inviter et la façon de les mettre à contribution?
  • Les comités ou groupes de travail demeurent-ils de bons mécanismes participatifs dans le cadre d’une évaluation environnementale?
  • Quelle doit être la durée du processus?
  • Quelle démarche doit être mise en place pour les communautés autochtones?
  • La démarche peut-elle répondre tant aux objectifs et aux contraintes du promoteur, qu’aux besoins et attentes des citoyens?
  • De quelle façon les rapports d’études d’impacts devraient-ils être rédigés de façon à intégrer et mettre en valeur l’apport des personnes et groupes ayant participé au processus?
  • Doit-on uniformiser la pratique participative ou laisse-t-on la liberté aux initiateurs de projets de moduler leur approche?

Cette conférence vise à partager des exemples de cas vécus d’évaluations environnementales participatives, ainsi que des bonnes pratiques découlant de ces expériences. Les échanges avec les participants permettront d’apporter des pistes de réponses aux questions soulevées ci-dessus et de répondre à la question : comment mettre l’humain au cœur des ÉIE?

Depuis son arrivée chez Transfert Environnement et Société en 2008, Mme Boileau a travaillé avec des clients de divers horizons à mettre en place des démarches participatives dans le cadre de projets d’envergure variable, mais souvent soumis à la procédure québécoise d’évaluation et d’examen des impacts. Elle aime la réflexion rattachée à la façon d’aborder l’humain et le volet social dans les études d’impact. À titre de conseillère principale de l’entreprise, elle travaille au quotidien à initier et développer une collaboration entre les promoteurs, les experts, les autorités, les citoyens, les groupes mobilisés, bref entre les différentes parties intéressées par un projet en développement et à l’étude.   

M. Dave Arseneau a réalisé un travail de recherche sur l'étude des impacts sociaux, recueillant ainsi les meilleures pratiques qui pointent toutes vers une participations accrue des parties prenantes dans le processus. Ce travail a été reconnu par l'AQÉI avec la remise d'une bourse. Conseiller principal chez Transfert Environnement et Société depuis 2012, il a pu appliquer les résultats de ses recherchers à de nombreuses reprises, surtout pour des projets qui n'étaient pas assujettts aux procédeures gouvernementales d'évaluation environnementale. M. Arseneau est également conférencier à l'université Laval et de Sherbrooke.

 

  • Évaluation environnementale et rapport de genres

Jean Hébert, Hydro-Québec

La prise en compte des rapports de genres dans la réalisation des évaluations environnementales est un aspect connu et reconnu de la conception et de la réalisation de projets de moindres impacts adaptés aux pratiques différenciés d’utilisation des ressources naturelles par les hommes et les femmes dans les pays du Sud. Dans un tel contexte, la collecte et la désagrégation des données sociales selon le genre permet une meilleure compréhension  du milieu humain et des impacts d’un projet ainsi que la conception de mesures d’atténuation plus efficaces et ciblées.

Dès le début des années 90, Hydro-Québec s’est intéressée à cet enjeu en recensant les outils naissants et en les adaptant à ses pratiques d’évaluation environnementale dans le cadre de ses projets internationaux. Ces expertises et expériences ont notamment été mises à profit lors de la publication récente du Guide méthodologique sur l’intégration du genre dans les évaluations environnementales réalisésous les auspices de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD). La démarche poursuivie par Hydro-Québec pour répondre à cet enjeu ainsi que les principales caractéristiques du guide méthodologique seront présentées.

Jean Hébert est géographe (scolarité de doctorat à l’U. Laval) et agit comme chargé de projets Environnement à Hydro-Québec depuis près de trente ans. Il réalise des évaluations environnementales pour des projets de production et de transport électrique dans les pays du Sud et au Québec.  Il est également actif sur de nombreux projets de formation et de renforcement institutionnel en évaluation environnementale.  Avant de joindre Hydro-Québec, Jean Hébert a travaillé comme consultant en environnement et développement international auprès de différentes universités (Laval et Ottawa) et d’ONG de la région de Québec ainsi que de l’ACDI, du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE-département Énergie) et de la Banque africaine de développement (BAD-département Environnement). Il a complété près d'une centaine d'interventions à l’étranger principalement en Afrique du Nord et de l’Ouest mais aussi en Asie et en Amérique du Sud-Caraïbes.

 

  • Introduction au nouveau registre des évaluations environnementales du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques – un outil de diffusion, de consultation et de transparence

Marie-Emmanuelle Rail – ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

Dans le cadre du processus de modernisation du régime d’autorisation environnementale du gouvernement du Québec qui a mené à l’adoption de la nouvelle Loi sur la qualité de l'environnement (LQE), le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a mis en ligne, le 23 mars 2018, un registre des évaluations environnementales. Ce nouveau registre rend accessible au public les renseignements et les documents relatifs aux projets assujettis aux différentes procédures d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement sur le site Internet du Ministère. Le registre est également un outil qui permet au public d’être informé sur les différentes périodes de consultation publique relatives aux procédures d’évaluation environnementale qui sont en cours et d’y participer. Enfin, il servira de support à une nouvelle étape de consultation publique portant sur les enjeux des projets pour lesquels le Ministère aura émis une directive d’étude d’impact. La présentation offrira un tour d’horizon du registre pour l’ensemble des procédures d’évaluation environnementale applicables au Québec ainsi que des outils qu’il contient.

Marie-Emmanuelle Rail est détentrice d’une maîtrise en sciences de l’eau de l’Institut national de la recherche scientifique. Elle a travaillé pendant sept ans comme assistante de recherche pour le réseau de centre d’excellence ArcticNet avant de se joindre, en 2011, à la direction des évaluations environnementales et stratégiques du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

 

  • “CrowdSolve - La consultation publique créative et inclusive” par MtlGreen

Maud Verney, Geerindrr Gunnoo Kowlessur et Deekshaa Kundun – MtlGreen

Les consultations publiques se veulent initiatrices du changement. Mais comment trouver des solutions concrètes et dessiner les lignes de projets innovants sans stimuler la créativité et provoquer la réflexion des citoyens ? Afin d’éviter les idées préconçues, d’examiner toutes les possibilités et de répondre aux besoins d’un plus grand nombre, il est important de simuler des contextes en réalisant des expériences sensorielles stimulantes et de briser les silos pour améliorer la qualité des réponses. C’est ce que MtlGreen propose pour cet atelier de 50 min : faire émerger les idées en stimulant l’ensemble des sens, combiner l’expertise individuelle et la force de création du groupe, redonner une place importante au ressenti humain et à l’expérience. L’atelier veut initier la discussion sur la dynamique de résolution de problèmes à travers la collaboration et l’écoute, dans le but de contrer le manque de participation et de partage d’expériences. L’atelier CrowdSolve se veut déroutant pour les individus habitués aux conférences et aux consultations publiques passives et guidées. L’individu est mobile, il réalise son appartenance à différents groupes et apprend à changer sa perception. Il est alors capable de faire un retour d’expérience alimenté par son ressenti personnel et son ressenti comme membre d’un groupe. Il renforce ses connaissances, aiguise son opinion pour mieux proposer des projets adéquats et réalisables.

L’objectif de cet atelier ? Des experts, des citoyens et des résidents mieux outillés, la tête et le coeur en main, qui dirigent les consultations publiques.

MtlGreen est une organisation à but non lucratif initiée lors de la consultation publique pour des alternatives aux énergies fossiles avec l’Office de Consultation Publique de Montréal en 2016. Un atelier interactif a été élaboré avec une plateforme digitale permettant à plusieurs milliers de citoyens de partager leurs solutions tangibles afin de réduire la dépendance au carbone. Résultat ? Une 50aine de projets concrets délivrés à la ville. Une des consultations publiques les plus performantes à ce jour. Aujourd’hui MtlGreen a pour mission de supporter les efforts sociaux et environnementaux initiés par la communauté et par les entrepreneurs locaux.  À travers des ateliers, événements et campagnes orientés sur l’action et l’idéation de solutions concrètes, MtlGreen, créé des savoirs et des savoir-faires durables et solidifie la communauté pour donner le pouvoir aux créateurs du changement. MtlGreen en 2 ans, c’est 880 participants, 19 events, 38 organisations partenaires et 148 projets.

Maud Verney est chef de projets chez MtlGreen. Elle élabore et donne vie à de nombreux événements et ateliers interactifs au profit des initiatives environnementales. Précédemment consultante d’affaires pour les startups, au Canada, en France, en Norvège et en Australie, elle est passionnée d'entrepreneuriat et d'intrapreneuriat à impact sociétal. Elle s’active dans la communauté pour offrir un terreau fertile aux organisations qui désirent faire une différence pour l’humain ou pour l’environnement en couplant compétences techniques et savoir-être. Elle se spécialise en stratégie, marketing et gestion organisationnelle.

Geerindrr Gunnoo Kowlessur possède une maîtrise en Gestion de projet de l’Université de Concordia. Présentement consultant en transport chez OuiHop, il s’intéresse à divers domaines, dont la mobilité, les systèmes de transports intelligents, la stratégie de développement commercial, l’engagement des communautés et le design innovant.

Diplômée d’une maîtrise en génie des bioressources de McGill, Deekshaa Kundun est actuellement chargée de projets en environnement chez Multitest. Durant son parcours, elle a occupé différentes positions qui l’ont permise de se rapprocher du public. Notamment, en étant dans le comité de communication dans l’ONG ArtistriSud-Formation en entrepreneuriat pour les femmes à travers le monde. Elle est présentement aussi impliquée dans MtlGreen et NetImpact Montréal, deux organismes sans but lucratif oeuvrant dans la participation publique pour mener à bout des projets durables.

INSCRIPTION

Vous pouvez vous inscrire en ligne avec le bouton "Inscrivez-vous" ou télécharger le formulaire d'inscription, le remplir et le retourner à mjlavoie@aqei.qc.ca.

 

Tarifs 

Membre : 325 $

Non-Membre : 450 $

Étudiants  : 145 $

 

 

HÉBERGEMENT

Un bloc de chambres est réservé à l'hôtel Château Laurier pour l'AQÉI au tarif fixe de 159 $. 

Ce tarif sera disponible jusqu'au vendredi 13 avril et sera réévalué par la suite.

Pour réservation : 

Hôtel Château Laurier

418-522-8108  ou 1-800-463-4453

1220, Place George-V Ouest

Québec QC

G1R 5B8

CANADA

 

 

 











































































































































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