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COMMENTAIRES
GÉNÉRAUX
Dans l'ensemble,
l'excellente qualité de la directive reflète la maturité
à laquelle est parvenu le processus de préparation des
directives-types. Cette directive apparaît conforme aux règles
de l'art en évaluation environnementale. Sur une note un peu
plus critique, on peut néanmoins déplorer que la directive
semble a priori conçue dans la perspective de l'évaluation
de projets de construction de nouveaux équipements de petite
ou moyenne envergure. Bien que ce type d'équipements pourrait
correspondre à bon nombre de projets appelés à
être évalués au cours des prochaines années,
la directive semble moins convenir à l'évaluation de deux
autres types d'équipements, soit les projets de réfection
des centrales existantes et les grands projets hydroélectriques.
a) Les
projets de réfection des centrales existantes
La directive
ne permet pas à première vue de bien discerner les types
d'enjeux qui doivent être évalués dans le cadre
de ces types de projets des autres enjeux environnementaux qui ne
doivent pas figurer dans l'étude d'impact. Elle ne permet pas,
tout particulièrement, d'établir si le mode d'exploitation
actuel d'une centrale (parfois problématique) est assujetti
ou non à la directive lorsque les nouveaux travaux à
effectuer n'entraînent pas de modifications à ce mode
d'exploitation.
b) Les
grands projets hydroélectriques
Ce type
de projets, comme Grande-Baleine, se prête mal à des
évaluations aussi détaillées que celles qui sont
prescrites dans la directive. Dans le cas du projet de Grande-Baleine,
une évaluation effectuée selon ce type de standards
aurait conduit à l'identification de plusieurs milliers d'impacts.
Ce type de problème est d'ailleurs spécifique à
toutes les catégories de méga-projets et explique en
partie les difficultés de plus en plus insurmontables auxquelles
ils sont confrontés.
Bien
qu'il soit a priori souhaitable d'assujettir toute les catégories
de projets à la même directive, il semble raisonnable
de proposer que différentes avenues soient explorées
pour solutionner ce type de problèmes.
Un groupe
de réflexion, composé du MEF, de l'AQÉI et d'autres
partenaires, pourrait être mis sur pied à cet effet.
COMMENTAIRES
SPÉCIFIQUES
La directive
prescrit plusieurs types d'analyses (impacts cumulatifs, sociaux, etc.)
sans que n'existent vraiment de guides québécois qui spécifient
la nature des méthodologies à utiliser. Ce type d'enjeux
pourrait constituer un autre champ d'investigation conjoint entre le
Ministère et l'AQÉI.
D'autre
part, il semblerait approprié de tenir compte dans les études
d'impact des connaissances acquises antérieurement et reconnues
par la communauté scientifique pour qu'il ne soit pas exigé
de procéder à de nouvelles études exhaustives,
dispendieuses autant qu'inutiles. Par conséquent, la directive
pourrait prévoir la prise en compte des résultats d'études
antérieures pour déterminer la pertinence de procéder
ou non à de nouvelles études sur l'un ou l'autre des impacts
anticipés.
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