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PRÉCAUTION
ET COMPENSATION: LE CHOC DES RÉALITÉS
Comment
concilier les exigences et la mise en oeuvre des pratiques ?
Membres
du comité organisateur
Partenaires
Programme, notes biographiques et résumés
Discours de Me Michel Yergeau
Affiche
Sujets de recherche d'étudiants
participant au 13e congrès annuel de l'AQÉI 2004
À propos de l'AQÉI et
de ses membres affiliés
En
continuité avec les congrès antérieurs, le 13econgrès
de l'AQÉI a abordé deux aspects importants de l'évaluation
environnementale d'un projet : le principe de précaution
qui permet d'évaluer et de gérer le risque et les mesures
de compensation mises en place lorsque des impacts résiduels
sont inévitables. Comme c'est la coutume à l'AQÉI,
la formule "questionset échange de points de vue " est
privilégiée, les deux sujets ont été traités
respectivement dans le cadre d'un forum de discussions ainsi que dans
une séance de présentations.
La
déclaration de la Conférence sur l'environnement et le développement,
tenue par les Nations Unies en 1992 à Rio avait énoncé
le principe de précaution comme suit: "En cas de
risque de dommages graves ou irréversibles, l'absence de certitude
scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre
à plus tard l'adoption de mesures effectives visant à prévenir
la dégradation de l'environnement". Ce principe implique
donc la gestion et l'évaluation du risque pour mener à la
prise de décision. La complexité de l'évaluation
scientifique des risques est accrue par la prise en compte du facteur
humain. De même, la confiance entre tous les acteurs du processus
et envers le processus est une condition sine qua none d'une gestion
efficace des risques. La perte de cette confiance peut conduire à
une divergence entre les politiques prônées par les experts
et les mesures réclamées par le public, qui se traduit parfois
par des coûts considérables quelle que soit la position finalement
adoptée par les décideurs (1).
L'application
de mesures de compensation est variable selon le régime
réglementaire. Par exemple, pour un projet réalisé
au Québec, le Ministère de l'Environnement du Québec
permet des indemnités matérielles ou financières
pour reconstituer des habitats, alors que pour le Ministère des
Pêches et Océans Canada, on doit compenser directement et
totalement les pertes d'habitat du poisson. De plus, le type de mesures
de compensation appliquées varie également. À cet
effet, si on regarde à l'extérieur du Québec, pour
compenser l'impact de certaines pratiques sur la faune et la flore, la
Suisse a instauré au milieu des années 1990 les Surfaces
de Compensation Écologique : en échange d'une diminution
de la biodiversité sur des parcelles agricoles exploitées,
la mesure impose une gestion environnementale sur 7 % des parcelles agricoles
exploitables de l'exploitation agricole. On retrouve un principe de compensation
équivalent dans la banque de compensation (Mitigation Banking)
gérée par l'United States Environmental Protection Agency
(US-EPA) où la délivrance d'une permission d'atteinte au
fonctionnement d'une zone humide par un aménagement est conditionnée
à une compensation écologique, au sein d'une zone écologiquement
pertinente, par exemple : création d'une zone humide équivalente
sur site ou hors-site, ou encore, actions d'amélioration ou mise
en réserve d'une zone humide existante hors-site.
Étant
donné que plusieurs concepts fondamentaux se superposent et doivent
tous être considérés dans le processus de décision,
l'application des politiques en évaluation environnementale est
confrontée à des obstacles de nature variée. Nous
proposons donc le débat suivant :
Comment
concilier les exigences des politiques et la mise en oeuvre des pratiques
?
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(1) Paragraphe adapté de : Les risques émergents au XXIe
siècle, vers un programme d'action, OCDE, 2003, 329 pages.
Les membres du comité organisateur du 13e congrès annuel
de l'AQÉI 2004
Michel
Dubé Président du comité
Chargé de projet, Service des projets industriels et en milieu
nordique, Direction des évaluations environnementales, Ministère
de l'Environnement du Québec, Québec
Louise
Émond
Chargée de projets Environnement. Hydro-Québec Équipement,
Direction principale Expertise, Direction Environnement et services
techniques, Montréal
Laurianne
Garraud
Étudiante à la maîtrise en environnement, Université
de Sherbrooke, Sherbrooke
Normand
Gauthier
Directeur, Études environnementales, TECSULT inc., Montréal
Éric
Giroux
Conseiller principal, Agence canadienne d'évaluation environnementale,
Québec
Cyril
Michaud
Consultant, Montréal
Silvia
Shardonofsky
Chargée de projets, Groupe d'études interdisciplinaires
en géographie et environnement régional (GEIGER), Université
du Québec à Montréal, Montréal
Françoise
Mondor
Coordonnatrice, Association québécoise pour l'évaluation
d'impacts
L'AQÉI
remercie ses partenaires
Agence
canadienne d'évaluation environnementale
Hydro-Québec
Ministère de l'Environnement du Québec
Ministère des Transports du Québec
Pêches et Océans Canada
Environnement
Canada, Direction de la conservation de l'environnement, Région
du Québec
Alliance Environnement inc.
Environnement Illimité inc.
Golder
Associés ltée
Administration
régionale crie / Cree Regional Authority
Aménatech inc. Une division du groupe S.M.
Dessau-Soprin inc.
FORAMEC INC.
GENIVAR
JACQUES WHITFORD
Nove Environnement inc.
SNC-LAVALIN Environnement inc.
TECSULT inc.
Parrainés
par l'AQÉI, le MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT DU QUÉBEC,
le MINISTÈRE DES TRANSPORTS DU QUÉBEC et HYDRO-QUÉBEC,
16 étudiantes et étudiants ont participé gratuitement
au congrès et sont membres de l'AQÉI pour un an.
PROGRAMME
MERCREDI,
17 NOVEMBRE 2004 - MATINÉE
Accueil et
inscription
Mots de bienvenue
et présentation du déroulement du programme
Ginette Lajoie, présidente de l'AQÉI
Michel Dubé, président du comité organisateur
du congrès
PRÉSENTATION
D'OUVERTURE DU CONGRÈS
L'Entente
de collaboration Canada-Québec en matière d'évaluation
environnementale :
une bouffée d'air frais ou un respirateur artificiel ?
Me MICHEL
YERGEAU, associé, Lavery, de Billy Avocats, Montréal
L'auteur
est avocat. Il est spécialisé en droit de l'environnement
auquel il se consacre exclusivement. Il a été vice-président
du BAPE de 1979 à 1984. Il a été et continue
à être impliqué dans de nombreux projets assujettis
aux processus d'évaluation des impacts sur l'environnement.
Cette communication a été présentée à
l'ouverture du 13e Congrès annuel de l'Association québécoise
pour l'évaluation d'impacts qui abordait cette année
les principes de précaution et de compensation.
Est-il
téméraire d'avancer que l'évaluation environnementale
des grands projets est une espèce menacée?
Il pourrait
en être ainsi si on devait laisser filer les acquis des dernières
années qui ont permis de brider le processus d'évaluation
et d'examen des impacts sur l'environnement prévu à la
Loi sur la qualité de l'environnement pour éviter
qu'il ne se disperse dans toutes les directions. On sait maintenant
qu'au Québec, un projet peut être assujetti à la
procédure d'évaluation environnementale à l'intérieur
d'un délai d'environ 12 mois. Ce délai représente
un point d'équilibre, délicate balance entre des promoteurs
qui ne peuvent rester indéfiniment dans l'expectative faute de
voir la fenêtre d'opportunité qu'ils comptaient exploiter
se refermer et les besoins d'un public véritablement intéressé
par la proposition à l'étude et soucieux de nourrir de
ses commentaires la prise de décision gouvernementale.
Cet acquis,
qu'on doit principalement au dynamisme de M. Louis Germain, directeur
des évaluations environnementales au ministère de l'Environnement
du Québec, et de son équipe, se voit maintenant menacé
par ce qu'on peut d'ores et déjà qualifier d'entrée
massive du fédéral dans la même arène par
le jeu de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale
(LCÉE) récemment modifiée.
Dès
maintenant, sommes-nous en mesure de voir réapparaître
des esprits malins qu'on croyait exorcisés : directives d'impact
pléthoriques et non ciblées, absence de coordination entre
les autorités fédérales, délais incontrôlables
et volonté d'en faire plus que le provincial.
Or, plusieurs
projets au Québec feront les frais de cette surenchère
qui, si on n'y prend garde, mènera l'évaluation environnementale
à sa perte, celle-ci croulant sous son propre poids.
En effet,
les premières expériences vécues d'application
de l'Entente de collaboration Canada-Québec permettent
de craindre le pire, c'est-à-dire que les deux niveaux de gouvernement
se bornent à mettre bout à bout leurs propres exigences
sans aucune coordination entre les deux processus d'évaluation
environnementale. L'Entente ainsi appliquée ne ferait que la
somme des parties provinciales et fédérales des deux processus.
Si tel devait être le cas, il faudrait souhaiter que le processus
de négociation d'une nouvelle entente, de coordination et d'harmonisation
celle-là, soit enclenché dès maintenant faute de
quoi les deux processus continueront à tourner sur des orbites
éloignées l'une de l'autre.
Pour le
moment, il suffit de constater qu'il est extrêmement difficile
de se rendre jusqu'à l'alinéa (a) du deuxième paragraphe
de l'article 10 de l'Entente, qui est d'établir un échéancier
pour chaque étape de l'évaluation et de veiller à
ce qu'il soit respecté! On imagine le reste.
Sans jouer
les prophètes de malheur, je demeure encore aujourd'hui, comme
je l'ai dit il y a un an à cette même tribune, sous l'impression
que l'Entente de collaboration aura pour principal effet d'augmenter
de façon spectaculaire le nombre de projets soumis à une
étude approfondie qui seront renvoyés par le ministre
pour examen par une commission en vertu du nouvel article 21.1 de la
LCÉE au seul motif, sans doute inavouable mais bien réel,
de ne pas être en reste face aux autorités québécoises.
Rappelons que, depuis les dernières modifications à la
LCÉE, le ministre de l'Environnement du Canada peut assujettir
un projet à un examen par une commission en prenant en considération
la portée du projet, les éléments à prendre
en compte dans le cadre de son évaluation, les préoccupations
du public et la possibilité d'effets environnementaux négatifs
ainsi que les recommandations de l'autorité fédérale
responsable de l'application du processus d'évaluation environnementale.
Seuls les projets assujettis à l'évaluation environnementale
par voie d'étude approfondie peuvent ainsi être renvoyés
pour examen par une commission. L'étude approfondie s'applique
normalement aux projets susceptibles de causer le plus d'impacts sur
l'environnement.
Cela dit,
mon inquiétude ne fait que croître un peu plus lorsque
je constate la dérive de sens que les autorités fédérales
donnent à certains termes pour s'octroyer des compétences
qu'elles n'ont pas. C'est ainsi qu'après avoir développé
le principe d'aucune perte nette d'habitat du poisson, on met aujourd'hui
de l'avant le principe d'aucune perte nette des terres humides pour
annoncer enfin qu'il faut maintenant parler du principe d'aucune perte
nette de l'habitat biophysique. Ce principe s'accompagne de la règle
impérative si on se fie aux textes voulant que ce n'est que lorsque
la démonstration est faite qu'un projet ne peut pas être
déplacé que s'ouvre la discussion sur la compensation
qui elle s'appliquerait dans une proportion de 1:1 sans considération
pour l'importance des fonctions perdues. Rien de ça n'est prévu
dans les lois.
Il s'agit
d'une invention que ses auteurs vont maintenant s'employer, au cas par
cas, à rentrer dans la gorge des promoteurs pour ensuite invoquer
la force du précédent.
Et qu'on
n'aille pas me dire que cette dérive se trouve bénie par
l'entrée en vigueur récente de nouveaux paragraphes de
la LCÉE qui veulent que les mesures d'atténuation que
l'autorité responsable peut prendre en compte ne se limitent
pas à celles qui relèvent de la compétence législative
du Parlement et qu'elles comprennent toute mesure dont l'autorité
est convaincue qu'elle sera appliquée par une autre personne
ou un autre organisme. Ce dernier aspect est bien en aval du problème
que je soulève. Et puis, la LCÉE ne peut tout de même
pas bouleverser l'ordre constitutionnel.
Bref, je
crains aujourd'hui pour la viabilité du processus d'évaluation
environnementale si on ne parvient pas à établir une véritable
entente de coordination des procédures fédérale
et québécoise. Celles-ci, ne le perdons pas de vue, n'ont
qu'un but, c'est-à-dire dresser une estimation raisonnable des
impacts qu'un projet donné peut avoir sur son milieu récepteur
en prenant en compte entre autres les observations du public de façon
à éclairer la prise de décision par les autorités
publiques. Cette prise de décision doit pouvoir se faire dans
un délai raisonnable qui ne peut pas se calculer en nombre d'années
mais en nombre de mois.
Ce qui
m'amène à conclure en rappelant que la Cour suprême
du Canada en 2001, dans l'arrêt Société d'arrosage
Spraytech c. Ville de Hudson, a repris à son compte
le paragraphe 7 de la Déclaration ministérielle de Bergen
sur le développement durable de 1990 pour baliser dans les termes
suivants le principe de précaution, devenu le principe de prudence
dans le nouveau paragraphe 4(2) de la LCÉE:
"Lorsque
des dommages graves ou irréversibles risquent d'être
infligés, l'absence d'une totale certitude scientifique ne
devrait pas servir de prétexte pour ajourner l'adoption de
mesures destinées à prévenir la détérioration
de l'environnement."
Je rappelle
aussi que deux ans plus tard, la Cour d'appel fédérale,
dans l'arrêt Société pour la protection des parcs
et des site naturels du Canada, La Ministre du Patrimoine canadien
a couplé au principe de précaution la notion de gestion
adaptative. La Cour l'a fait dans les termes suivants que je cite en
guise de conclusion :
"Le
concept de "gestion adaptative" est fondé sur le
fait qu'il est difficile, sinon impossible, de prédire toutes
les conséquences environnementales d'un projet avec les données
connues. Il a pour but de palier les effets paralysants potentiels
du principe de précaution sur des sujets qui peuvent avoir
des avantages sociaux et économiques. Le principe de précaution
veut qu'on ne donne aucune suite à tout projet qui pourrait
avoir des effets négatifs importants sur l'environnement, même
s'il n'est pas possible de démontrer avec quelque certitude
que ces effets vont en fait se réaliser. Les méthodes
de gestion adaptatives et le principe de précaution sont des
outils importants pour la préservation de l'intégrité
écologique." (C'est moi qui souligne)
Vous aurez
compris de ce qui précède que ce que je crains plus que
tout, c'est l'enlisement des processus d'évaluation environnementale.
S'il fallait que le principe de précaution se réduise
à créer une présomption d'existence d'un risque
environnemental à chaque fois qu'il y a une incertitude, le fardeau
de la preuve serait immanquablement déplacé vers ceux
qui proposent un changement. Il appartiendrait alors à ces derniers
de renverser ce fardeau par une sorte de prépondérance
de preuve aussi difficile à administrer que la certitude scientifique,
alors que dans l'intervalle, aucune décision ne serait prise.
Reste à
voir si la pratique réussira à maintenir l'équilibre
entre les deux pôles si nettement mis en lumière par les
tribunaux.
Je vous
souhaite de fructueuses délibérations.
FORUM
: LE PRINCIPE DE PRÉCAUTION OU LA GESTION DU RISQUE
Co-animation
: Louise Roy, L.R. Services-conseil
Notes
biographiques. Louise Roy est diplômée de la Faculté
des Lettres de l'Université de Montréal. Elle agit comme
experte indépendante en consultation publique, en gestion participative
et en résolution de problèmes depuis plus de 25 ans.
De 1981
à 1986, Louise Roy a assumé les fonctions de commissaire
puis de vice-présidente du BAPE. Elle a été par
la suite, étroitement associée à la mise en uvre
du Plan Saint-Laurent et particulièrement à l'implantation
des Zones d'intervention prioritaires (ZIP) sur les deux rives du fleuve.
Tout au long de sa carrière, Madame Roy a eu l'occasion de diriger
plusieurs processus de consultation sur de grands enjeux urbains et
métropolitains, entre autres sur le projet d'épuration
des eaux de la Communauté urbaine de Québec et récemment
sur le Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles
de la Communauté métropolitaine de Montréal.
Louise
Roy a également à son crédit plusieurs expériences
de consultation publique dans le domaine de l'énergie. Elle a
occupé la vice-présidence de la Commission scientifique
et technique sur la gestion des barrages, elle a fait partie du groupe
d'experts qui a présidé au Débat sur l'énergie
et participé à titre de commissaire à la commission
fédérale de consultation publique sur le concept de stockage
des déchets nucléaires.
Louise
Roy s'intéresse depuis toujours à l'analyse des systèmes
sociaux et à la médiation des conflits. Elle travaille
depuis quatre ans à la résolution de problèmes
sur le bassin versant de la rivière du Lièvre. Elle est
intervenue comme formateur en médiation environnementale pour
l'Académie internationale de l'environnement en Tunisie et au
Maroc. Elle siège actuellement comme membre du Comité
conseil canadien formé en vertu de l'Accord parallèle
sur l'environnement de l'ALENA.
et
Pierre Lundahl, Lundahl Environnement inc.
Notes
biographiques. Pierre Lundahl est expert-conseil en environnement.
Il offre des services de conseil stratégique et d'expertise aux
entreprises et agences gouvernementales, notamment dans les domaines
de l'évaluation environnementale des grands projets, des changements
climatiques et de la gestion environnementale. Pierre Lundahl est titulaire
d'un doctorat dans le domaine de l'écotoxicologie et d'un diplôme
d'ingénieur chimiste de l'École Nationale Supérieure
de Chimie de Strasbourg (France). Il a 25 ans d'expérience comme
scientifique, professionnel et gestionnaire dans le domaine de l'environnement.
Cette expérience s'étend à l'ensemble du Canada
ainsi qu'à l'Europe, l'Afrique et l'Asie. Pierre Lundahl a été
président de Lavalin-Environnement, puis de SNC-Lavalin Environnement,
de 1987 à l'automne 2000, et a créé Lundahl Environnement
Inc. au début de 2001 pour offrir des services-conseil de haut
niveau à titre individuel. Pierre Lundahl est membre du Tribunal
d'arbitrage de l'accord sur le commerce intérieur canadien et
expert en environnement nommé par le gouvernement canadien auprès
de l'OTAN. Pierre Lundahl a été président du comité
Environnement de la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain
et membre du Comité aviseur en environnement du ministre de la
Défense Nationale du Canada. Il donne de nombreuses conférences
dans le domaine de l'environnement et anime des cours ou séminaires
dans plusieurs universités dont l'École Polytechnique
de Montréal, Mc Gill et l'Université de Sherbrooke. Il
est intervenu publiquement dans divers débats sur l'environnement,
notamment à l'occasion d'audiences publiques, de présentations
de mémoires en commission parlementaire et de conférences
de presse.
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Question
:
Comment
" gérer " l'incertitude au moment de trancher
entre des dommages incertains et non démontrés sur
l'environnement (mais potentiellement catastrophiques ou mal acceptés
socialement) et les moyens disponibles pour réduire les
risques et minimiser les dommages à un niveau " environnementalement
et socialement " acceptable ?
Cinq
minutes sont accordées aux personnes invitées à
présenter leur point de vue respectif sur la question,
puis, place au débat !
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LOUISE
BOUCHER, membre du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement
(BAPE) de 1999 à 2004 et présidente de la Commission sur
le développement durable de la production porcine au Québec
de 2002 à 2003.
Notes
biographiques. Louise Boucher est détentrice d'un baccalauréat
en administration des affaires, option Science économique, de
l'École des Hautes Études Commerciales. Au sein de la
fonction publique québécoise depuis 1975, elle a occupé
divers postes notamment au Secrétariat du Conseil du trésor,
au ministère des Forêts, au ministère des Ressources
naturelles ainsi qu'au Conseil exécutif. De 1999 à 2004,
Louise Boucher était membre du Bureau d'audiences publiques sur
l'environnement. Au cours de son mandat, elle a été chargée
d'une médiation et de dix audiences publiques en assumant la
présidence de huit d'entre elles dont, récemment, celle
de la Commission sur le développement durable de la production
porcine au Québec.
Éléments
de réflexion. Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement
(BAPE) tient des enquêtes, des audiences publiques et des médiations
à la demande du ministre de l'Environnement sur toute question
relative à la qualité de l'environnement. Dans le cadre
de la réalisation de ces mandats, les commissions du BAPE sont
parfois en présence d'enjeux qui appellent le principe de précaution
alors qu'elles ont à éclairer le décideur sur les
dommages incertains et non démontrés sur l'environnement
ainsi que sur les moyens à préconiser pour minimiser les
risques et leur ampleur à un niveau acceptable sur les plans
environnemental et social.
Les mandats
réalisés sur le développement durable de la production
porcine au Québec, sur les enjeux liés aux levés
sismiques dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent, sur la gestion
de l'eau, sur les pulvérisations aériennes de pesticides
et sur l'implantation de lignes de transport d'électricité
sont des exemples où le principe de précaution a retenu
l'attention des participants et des commissaires dans l'analyse des
enjeux. L'exposé de madame Boucher portera sur l'enseignement
que l'on peut tirer du traitement qui en a été fait par
les commissions du BAPE.
ROBERT
NOËL DE TILLY, directeur, Direction des politiques sur l'air,
Ministère de l'Environnement du Québec, Québec
Notes
biographiques. M. Noël de Tilly est directeur de la Direction
des politiques de l'air et du Bureau des changements climatiques au
ministère de l'Environnement du Québec. Au cours de sa
carrière dans la fonction publique, il a assumé diverses
fonctions, dont celles de chargé de projet au ministère
des Communautés culturelles et de l'Immigration, d'analyste au
Secrétariat du Conseil du trésor et de gestionnaire à
la Société d'habitation du Québec. Depuis son entrée
au ministère de l'Environnement, M. Noël de Tilly a notamment
été coordonnateur du Plan d'élimination des BPC,
et a occupé le poste de directeur du Bureau des changements climatiques
à compter de 2001. Au cours des cinq dernières années,
il a prononcé de nombreuses conférences sur le sujet des
changements climatiques tant au Québec, qu'au Canada, aux États-Unis
et en Europe. M. Noël de Tilly détient un baccalauréat
en Sciences politiques de l'université de Toronto, ainsi qu'une
maîtrise en Urbanisme de l'Université de Montréal.
Principe
de précaution et gestion des risques dans un climat changeant
: vers une stratégie québécoise sur les changements
climatiques
Éléments
de réflexion. À la différence de la notion
de danger, qui dénote la possibilité de subir un dommage,
la notion de risque joint l'ampleur potentielle du dommage à
la probabilité qu'il se produise. Un risque élevé
correspond à un dommage important ayant une faible probabilité
d'occurrence. Dans le cas de dangers naturels liés à un
site donné (inondations, glissements de terrain, éboulements,
etc.), l'ampleur du dommage est généralement facile à
déterminer, mais la probabilité est incertaine. Quant
au phénomène du changement climatique, la situation est
exactement inversée : la probabilité d'occurrence est
très élevée, mais l'ampleur du dommage est très
incertaine ou inconnue.
Grâce
aux différentes modélisations du climat global et des
données sur le climat actuel et passé, nous avons une
idée des régions du monde qui risquent le plus d'être
affectés pas le climat changeant. Il est toutefois difficile
d'évaluer exactement où et quand frapperont les événements
extrêmes dits catastrophiques (affectant la vie humaine). Tous
sont concernés et nous devons donc apprendre à vivre avec
le risque et à le gérer.
La gestion
des risques reliés aux changements climatiques se fera au moyen
de l'adaptation. Les acteurs qui seront les plus touchés, au
jour le jour, seront les gestionnaires de collectivités, car
ce sont eux qui doivent s'occuper de la majorité des questions
reliées à l'adaptation aux changements climatiques (gestion
de l'eau, approvisionnement énergétique, voirie, etc.).
C'est pourquoi la gestion du risque deviendra de plus en plus importante
dans le futur et les collectivités devront être soutenues
dans leurs efforts.
JEAN-PIERRE
TRÉPANIER, directeur - Analyse de risques, SANEXEN Services
environnementaux inc., Varennes
Notes
biographiques. Jean-Pierre Trépanier possède une formation
de base en Techniques des sciences naturelles, à la suite de
laquelle il a complété divers cours en santé environnementale,
épidémiologie, biostatistique, mathématiques et
analyse de risques, principalement à l'Université Laval
de Québec et à l'Université McGill à Montréal.
Il uvre
dans le domaine de l'environnement depuis plus de 25 ans, dont plus
de 18 ans dans le secteur de l'évaluation des risques. À
titre de chargé de projet à la Direction des Évaluations
environnementales du Ministère de l'Environnement du Québec
de 1978 à 1986, il a notamment été responsable
de dossiers d'aménagements fauniques, et de projets d'élimination
et de traitement de déchets dangereux. De 1986 à 1996,
il a travaillé au sein du Ministère de l'environnement
comme coordonnateur du Service d'analyse de risques. Il a également
été impliqué directement dans la gestion de l'accident
de Saint-Basile-Le-Grand, en 1988.
Depuis
décembre 1996, Jean-Pierre Trépanier oeuvre dans le secteur
privé. Il occupe désormais le poste de Directeur du service
d'analyse de risques chez Sanexen Services environnementaux inc.
Éléments
de réflexion. La pertinence de vouloir gérer les risques
n'est plus à remettre en question, et l'adoption grandissante
du principe de précaution en témoigne. Face à diverses
problématiques majeures, attendre d'agir en connaissance de cause
revient à risquer d'agir trop tard. Mais la question qui se pose
est plutôt de savoir si nous voulons vraiment connaître
et gérer les risques.
Si l'on
prend pour acquis qu'on veuille gérer le risque, il est logique
de penser qu'on voudra d'abord évaluer ce risque, ce qui
équivaut à tenter de réduire l'incertitude. Les
outils permettant de caractériser et de réduire les incertitudes,
sont imparfaits, mais ils existent. Ce qui semble le plus manquer aux
décideurs responsables de gérer les risques, ce n'est
pas tant la connaissance des risques, mais plutôt la volonté
(consciente ou non) de les admettre et de les gérer. Face à
des intérêts divers et souvent à court terme, on
a largement tendance à vouloir nier les risques afin de ne pas
entraver nos projets. Si on désire réellement gérer
les risques en réduisant l'incertitude qui leur est associée,
peut-être faut-il d'abord acquérir l'objectivité
nécessaire pour admettre l'existence des risques, et pouvoir
ensuite les évaluer et les gérer.
LOUISE
VANDELAC, directrice, Centre d'étude des interactions
biologiques entre la santé et l'environnement (CINBIOSE), et professeure
titulaire, département de sociologie, Université du Québec
à Montréal
Notes
biographiques. Professeure titulaire au Département de sociologie
et à l'Institut des sciences de l'environnement de l'Université
du Québec à Montréal, professeure associée
au Département de médecine sociale et préventive
de l'Université de Montréal, Louise Vandelac est directrice
du CINBIOSE (Centre de recherche interdisciplinaire sur la biologie,
la santé, la société et l'environnement), un Centre
collaborateur de l'OMS et de l'OPS. Elle dirige également l'équipe
de recherche multidisciplinaire Technosciences du vivant et sociétés
: santé, environnement, éthique et politiques publiques.
Elle siège actuellement à la Commission des sciences naturelles
et sociales de la Commission canadienne pour l'UNESCO. En mai dernier,
elle était intronisée au Cercle des Phénix.
De formation
multidisciplinaire (Ph.D. Socio. MA Eco.po. et LL Eco.po.Sc.po) et de
parcours transdisciplinaire, elle a dirigé une vingtaine de projets
de recherches, publié plusieurs ouvrages collectifs, une soixantaine
d'articles scientifiques et prononcé plus de 350 conférences
au Québec et à l'étranger. Au cours des dernières
années, Louise Vandelac a centré ses intérêts
sur les questions de santé publique, de santé environnementale,
de gestion des ressources hydriques, de transgénèse, de
démocratisation des technosciences du vivant, de diagnostic écosanté
des risques relatifs à l'incinération, d'approche écologique
de la culture alimentaire, le tout en relation, dans chacun de ces domaines,
aux politiques publiques. Cofondatrice, en 1997, de la Coalition québécoise
pour une gestion responsable de l'eau, Eau Secours, touchant désormais
à travers son membership plus de 1,250,000 Québécois-ses,
elle a aussi co-réalisé, avec Karl Parent deux films pour
l'ONF : Clonage ou l'art de se faire doubler (2000), et
Main basse sur les gènes ou les aliments mutants (1999), traduit
en 4 langues et gratifié de 4 prix.
Éléments
de réflexion. Dans un univers de " Science Push ",
où sous l'impulsion des enjeux économiques, certaines
innovations technoscientifiques sont diffusées avant que les
bases scientifiques en soient parfaitement établies et sans une
évaluation scientifique et sociale ni un cadre réglementaire
suffisants, il faut parfois des décennies avant d'établir
un faisceau de présomptions permettant d'en juger les impacts
potentiels. Et cela ne relève pas toujours d'une certitude scientifique
absolue, compte tenu de la nature même de ces risques et de l'inadéquation
des outils d'analyse. C'est le cas, notamment, de certains polluants
persistants (dioxines et furannes, BPC, DDT, Mirex et plusieurs autres
pesticides, etc.) particulièrement toxiques, bioaccumulables
et biomagnifiés, absorbés pour l'essentiel via l'alimentation
de gras d'origine animale. Or, l'ampleur des impacts potentiels sur
la santé, allant des perturbations des systèmes endocriniens
et reproducteurs (troubles du tractus génital, baisse de la spermatogénèse,
endométriose, etc.), à l'augmentation de certains cancers
(prostate, sein, testicules, etc.), et jusqu'à l'érosion
de facultés intellectuelles, ont néanmoins conduit, en
2004, un demi siècle après leur diffusion, à la
ratification la Convention de Stockholm sur les polluants organiques
persistants visant leur élimination.
Or, tant
au plan environnemental que sanitaire, le dossier des cultures de végétaux
transgéniques en plein champ ressemble fort, tant par la faiblesse
de ses modalités d'évaluation et d'encadrement que par
la globalité et ses impacts dans le temps et dans l'espace, à
celui des polluants persistants, ce qui explique sans doute pourquoi
les grands réassureurs refusent d'assurer ces risques...
VÉRONIQUE
ROY, directrice, Direction de la santé et de la sécurité
aux opérations, Raffinerie Jean-Gaulin, Ultramar ltée, Saint-Romuald
Note
biographique. Ingénieure mécanique et chimique de
formation, responsable de la sécurité des procédés,
gestion des changements et des revues de sécurité associée
aux procédés. Responsable de la préparation aux
mesures d'urgence à la raffinerie.
Éléments
de réflexion. Le leadership en sécurité doit
faire partie de l'organisation, pour que les choix soient simples et
faciles. Si la direction de l'organisation s'engage dans une vision,
où la sécurité est la priorité, il est facile
de prendre les décisions à tous les niveaux de l'organisation
qui évitent les accidents. À la raffinerie Jean-Gaulin,
nous considérons la sécurité comme notre priorité
no 1. Tous les niveaux de l'organisation sont impliqués et travaillent
à la prévention des accidents. Les employés comprennent
bien les risques de nos activités et ont des outils et des façons
de faire qui permettent d'éviter les accidents. Même si
on ne peut être à l'abri, malgré tous les efforts,
l'objectif visé par notre organisation est 0 accident, quelle
qu'en soit la nature (corporelle ou industrielle). Ceci est rappelé
quotidiennement dans toutes les activités de l'organisation.
JEAN-FRANÇOIS
BLAIN, analyste, secteur de l'énergie, conseiller auprès
de la Fondation Rivières et porte-parole de la Fondation dans le
dossier concernant l'évaluation environnementale du projet Eastmain-1A
/ détournement de la Rupert, Montréal
Notes
biographiques. Co-auteur, avec Gaétan Breton, de l'essai
Les mauvais coûts d'Hydro-Québec, éditions
Nota bene 1999, Jean-François Blain a, à titre indépendant,
signé plusieurs textes publiés au cours des dernières
années et donné de fréquentes entrevues et conférences
publiques sur les différents enjeux du secteur énergétique.
Il a été
impliqué, à titre professionnel, dans de nombreux dossiers
réglementaires des secteurs gazier et, principalement, électrique
pour divers groupes intervenant devant la Régie de l'énergie
dont, notamment, le Syndicat professionnel des scientifiques de l'IREQ,
l'Union des Consommateurs et le Regroupement pour la responsabilité
sociale des entreprises. Socialement et politiquement engagé,
Jean-François Blain a régulièrement été
appelé à représenter différents groupes
sur la scène publique : membre et représentant du comité
sur l'énergie des Conseils régionaux du Parti Québécois
de Montréal en 1997-1998 ; membre du comité directeur
de la " Coalition Arc-en-ciel " de 1998 à 2000 ; membre
et porte-parole du comité Rivières de la coalition Eau
Secours! en 2000-2001 ; conseiller pour les questions d'énergie
auprès de la Fondation Rivières depuis 2002, il est notamment
chargé de représenter la Fondation dans le cadre de l'évaluation
environnementale du projet Eastmain 1-A / dérivation Rupert d'Hydro-Québec.
Éléments
de réflexion. La question, telle que posée, révèle
une conception de la justification, de la conduite et de la finalité
d'un processus d'évaluation environnementale qui relève
d'une approche correctrice, par compromis. Cette approche est étrangère
à l'application du principe de précaution et mène
inévitablement à un régime d'arbitrages perpétuels,
au cas par cas, où s'opposent des intérêts conflictuels
: ceux des promoteurs, invoquant le droit de développer, et ceux
des défenseurs du patrimoine, généralement condamnés
à un rôle d'opposants et/ou d'objecteurs de conscience.
Les processus d'évaluation et d'approbation des projets soulèvent
de vifs débats dans la société, ce qui est sain,
mais la dynamique sociale et politique qui les entoure actuellement
est caractérisée, immanquablement, par une polarisation
des opinions et des intérêts, des tensions et des divisions
profondes dans les communautés concernées, des foires
d'empoigne politiques, des conflits d'intérêts et la compromission
de certains pouvoirs publics.
Pourquoi
? Qu'est-ce que " un niveau acceptable " de risques et/ou
d'impacts d'un projet en vertu du principe de précaution ? Quelle
devrait être la finalité d'un processus d'évaluation
fondé sur le principe de précaution et conforme aux objectifs
de développement durable ? À qui doit incomber le fardeau
de preuve ?
Internalisation
des coûts : l'application du principe de précaution est-elle
possible dans une économie de marché en voie de mondialisation
ou est-elle condamnée à demeurer un vu pieux recyclé
politiquement à titre de certification morale ?
MERCREDI,
17 NOVEMBRE 2004 - APRÈS-MIDI
DEUX SÉANCES
PARALLÈLES
THÉORIE
ET PRATIQUE DU PRINCIPE DE PRÉCAUTION
Animation
: Vincent Roquet,
Vincent Roquet et Associés inc.
Notes
biographiques. Vincent Roquet est un urbaniste et sociologue senior
et un spécialiste en environnement. Il cumule plus de 20 ans
d'expérience en études socio-économiques, environnementales
et urbaines. Avant de fonder le bureau d'experts conseils Vincent Roquet
& Associés inc., il a occupé des postes de responsabilité
au sein de diverses sociétés de génie conseil et
d'urbanisme et a travaillé comme conseiller en recherche scientifique
à Hydro-Québec. Vincent Roquet a participé à
la conception de projets d'infrastructures majeures dans les secteurs
de l'énergie, des ressources hydriques, des mines, des transports
et de l'environnement urbain. Il a géré et réalisé
de nombreux mandats internationaux d'appui technique et institutionnel
et de formation, notamment en Afrique de l'Ouest et de l'Est, en Chine,
en Inde et en Asie du Sud-est. Il a effectué des enquêtes
sociales approfondies dans les communautés cries et innues au
Canada. Il a aussi conçu et livré des programmes de formation
en environnement, en consultations publiques et en réinstallation
involontaire.
ANNE DUFRESNE,
conseillère des politiques, Direction des priorités stratégiques,
Service de la protection de l'environnement, Environnement Canada, Gatineau
Le principe de la prudence et la Loi canadienne sur la protection de
l'environnement (1999).
Notes
biographiques. Anne Dufresne possède une maîtrise en
science politique de l'Université Concordia. Au cours des dix
dernières années, elle s'est consacrée à
divers dossiers environnementaux pour Environnement Canada, dont la
Convention des Nations Unies sur la diversité biologique, le
Protocole de Kyoto et la Loi canadienne sur la protection de l'environnement.
Résumé.
Lors de cette présentation, un aperçu sera donné
du cadre fédéral relatif à l'application du principe
de précaution ainsi que des liens entre ce principe et la Loi
canadienne sur la protection de l'environnement (1999). De plus,
il sera question des récents travaux du Comité consultatif
externe sur la réglementation intelligente.
DANIEL
G. BOLDUC, coordonnateur scientifique, Direction des risques biologiques,
environnementaux et occupationnels, Institut national de santé
publique du Québec (INSPQ), Sainte-Foy
La prudence et l'intervention contre le virus du Nil occidental au Québec
: de sa découverte à la réalisation d'une étude
d'impact.
Notes
biographiques. Daniel G. Bolduc a obtenu un baccalauréat
en biologie de l'Université Laval en 1985 et une maîtrise
en environnement de l'Université de Sherbrooke en 1988.
Dès
1988, il a uvré dans le domaine de la santé environnementale
dans le réseau de santé publique du Québec. De
1989 à 1998, il a été secrétaire du Comité
de santé environnementale du Québec, puis président
jusqu'en mars 2000. Depuis avril 2000, il est coordonnateur de l'Unité
Santé et Environnement à la Direction des risques biologiques,
environnementaux et occupationnels de l'Institut national de santé
publique du Québec.
Depuis
mai 2000, il est responsable d'une équipe chargée de conseiller
le ministère de la Santé et des Services sociaux sur la
surveillance du virus du Nil occidental, ainsi que sur les impacts des
insecticides pouvant être utilisés pour le contrôle
des vecteurs responsables de la transmission du virus du Nil occidental.
Il supervise la réalisation, au nom du MSSS, de l'étude
d'impact sur l'environnement du programme de pulvérisation aérienne
d'insecticides contre le virus du Nil occidental en cas d'épidémie.
Résumé.
L'exposé présentera d'abord le concept de prudence : de
la précaution à la prévention. Il l'illustrera
ensuite au cas de la découverte du VNO en Amérique du
Nord, la prise en charge de la situation au Québec, l'adaptation
des moyens d'intervention à la situation québécoise,
l'évolution de la maladie au Québec et la démarche
ayant amené le préparation d'une étude d'impact
sur l'environnement.
Le virus
du Nil occidental est apparu en Amérique du Nord en 1999 à
New York lors d'une surprenante épidémie. Au fil des années
qui ont suivi, il s'est répandu presque à tous les coins
de l'Amérique du Nord, incluant la plupart des provinces canadiennes.
Toutefois, pour le Québec, c'était la toute première
fois que les autorités de santé publique faisait véritablement
face à un pathogène important transmis par des moustiques.
Puisqu'une telle situation n'avait jamais été vécue
jusqu'alors au Québec, il a fallu être prudent, mettre
en place et apprendre les stratégies de protection et de prévention
nécessaires pour réduire les risques dans la mesure où
cela était possible de le faire. La prudence a donc impliqué
l'adoption d'une attitude vigilante afin d'agir de manière à
éviter tout risque inutile pour la population. Ainsi, dès
l'an 2000, et au cours des années suivantes, les autorités
de santé publique du Québec se sont données la
capacité d'intervenir, autant par l'accès à l'expertise,
la surveillance, la mise en place de stratégies concertées
intersectorielles, la communication et l'information de la population
et des groupes concernés, l'adoption d'outils législatifs,
l'application d'interventions préventives et de protection impliquant
notamment l'usage de pesticides, le développement des connaissances,
etc. Les stratégies se sont sophistiquées après
la découverte du virus au Québec en 2002. Ainsi, la prudence,
exercée d'abord dans un contexte d'incertitudes scientifiques
(précaution), s'est pratiquée de plus en plus dans des
conditions de certitudes accrues (prévention). Mais le choix
des différents moyens interventions a été - et
l'est encore - constamment guidé par la prudence : les connaissances
sur le virus, son écologie, son comportement et sa propagation
étant peu connues au début de sa présence en Amérique,
et souvent surprenantes par la suite. Enjeu particulier dans le cas
présent, certains moyens d'intervention préventive et
de protection retenus pouvant aussi présenter des risques pour
la santé et l'environnement (pesticides), la prudence exige de
bien les documenter et les évaluer afin de faire les choix les
plus appropriés permettant la réduction voire l'élimination
de ces risques.
L'étude
d'impact sur l'environnement rendue nécessaire par la possibilité
d'application aérienne d'insecticides en cas d'épidémie,
permettra de revoir et de compléter l'examen de l'ensemble des
éléments à considérer dans l'élaboration
plus définitive de la stratégie de prévention et
de protection contre le virus du Nil occidental au Québec. Elle
considérera autant les connaissances médicales et scientifiques,
que les aspects sociaux, économiques, légaux et éthiques.
Cela sera l'occasion d'une évaluation des actions posées
et d'une mise en perspective pour l'avenir. Elle constituera un outil
de prise de décision de premier plan vers l'élaboration
d'une stratégie plus permanente de lutte intégrée
contre les maladies pouvant être transmises par les insectes.
LORNE
JOHNSON, porte-parole, Fonds mondial pour la nature Canada, Toronto
The Precautionary Principle: Implications for Civil Society Engagement
in Decision-Making.
Notes
biographiques. Lorne Johnson is a forest economist and independent
consultant with a varied practice which has included coordinating the
development of the Forest Stewardship Council (FSC) certification standards
for both the boreal and Great Lakes St. Lawrence forest regions in Ontario,
local level criteria and indicators work with the Federal model forest
network, and a comprehensive valuation of non-marketed benefits of provincial
parks for the Ontario Ministry of Natural Resources. For the last six-years,
he has served as Forestry and Certification Advisor to World Wildlife
Fund Canada. In that capacity, Lorne has lead numerous collaborative
ENGO-industry projects focused on conservation planning across Canada.
During the last two-years, he has been seconded from WWF-Canada to Tembec
Inc. where he has been advising the company on issues related to FSC
certification, protected areas establishment and conducting assessments
for High Conservation Value Forests. Lorne currently sits as the Chair
of the FSC-Canada Board.
Résumé.
The central challenge of the precautionary principle is to understand
what steps we have to take to prevent harm before it occurs. At the
heart of the precautionary principle lies the question "What should
we do when faced with scientific uncertainty?".
Faced
with uncertainty - with incomplete knowledge regulators, scientists
and industry often respond with a call for more research, better research,
and longer-term research. While more, better and longer-term research
will help, it is only one part of the bigger answer we are in search
of. A look at some of the major environmental crises of recent decades
(PCBs, ozone depletion, POPs, collapse of the northern cod stocks and
now climate change) reveals that lack of compelling information and
data was not is not often the major obstacle.
Aside
from a desperate need for stronger political will to make tough decisions,
the precautionary principle calls for a more humble, transparent and
inclusive approach to evaluating and deciding upon a course of action.
Humble, because it requires more explicitly embracing uncertainty. Transparent,
because we need to regain the trust of a public that has grown skeptical
of government, industry and NGO actions. Inclusive, because our decisions
need not only be based on what is scientific, but also on what are socially
acceptable.
RENÉE
LOISELLE, chargée de projet, Direction des évaluations
environnementales, Ministère de l'Environnement du Québec,
Québec
Évaluation technique et perceptions sociales.
Notes
biographiques. Renée Loiselle détient un baccalauréat
en géologie de l'université de Montréal. Elle a
débuté sa carrière professionnelle dans le domaine
de la construction et du génie-conseil, à la belle époque
de la Baie James. Après une interruption de carrière de
neuf ans pour des raisons familiales, elle est entrée au Ministère
de l'Environnement, en Abitibi-Témiscamingue, en 1989; ses tâches
l'ont alors amenée à s'intéresser aux problématiques
environnementales liées au domaine minier principalement.
Depuis
1993, elle travaille en évaluation environnementale de projets
industriels, toujours au Ministère de l'Environnement. Elle a
notamment été chargée de projet pour les dossiers
Magnola, pour la centrale du Suroît et, tout récemment,
pour l'agrandissement des aires de stockage de déchets radioactifs
à la centrale nucléaire de Gentilly-2. Elle a de plus
contribué à des modifications réglementaires et
est responsable du dossier des changements climatiques à la Direction
des évaluations environnementales.
Résumé.
Ces dernières années, les acteurs de l'évaluation
environnementale (promoteurs, consultants, analystes gouvernementaux)
ont été confrontés à une montée d'opposition
systématique aux projets. Dans plusieurs cas, cette opposition
n'était pas anticipée et on a assisté à
un véritable choc entre l'évaluation technique et les
perceptions sociales.
S'agit-il
d'un authentique mouvement de notre société vers la simplicité
volontaire ou une conscience environnementale accrue ? On peut en douter
quand on constate la consommation croissante d'énergie de cette
même société. Il s'agit peut-être d'une application
erronée du principe de précaution, car on croirait que
l'opinion publique s'oppose à tout, sous prétexte que
la certitude d'innocuité n'existe pas.
Le but
ultime de la procédure québécoise d'évaluation
et d'examen des impacts sur l'environnement est d'éclairer le
gouvernement dans sa prise de décision sur les projets assujettis.
Quand la perception du risque est différente dans la population
et chez les acteurs de l'évaluation environnementale, la prise
de décision se complique, et l'analyste, tout comme le décideur
politique, se trouve confronté à des positions irréconciliables.
Pour circonscrire
le phénomène, ma présentation passera en revue
quelques projets qui ont été récemment assujettis
à la procédure d'évaluation environnementale, en
comparant l'évaluation technique du projet et les perceptions
sociales qui ont motivé les opposants au projet. Je présenterai
également la problématique du combustible nucléaire
irradié, pour laquelle beaucoup d'efforts sont déployés
en vue de trouver une solution qui soit acceptable socialement.
Sans prétendre
présenter des solutions, je tenterai de cibler des approches
à privilégier pour établir une meilleure communication
entre le public, les promoteurs et les praticiens de l'évaluation
environnementale, pour concilier la perception publique du risque et
la nôtre, et pour voir ce qui fait qu'un projet passe la rampe
ou non.
DANIEL
BOISVERT, président, Nove Environnement inc., Trois-Rivières
Les risques environnementaux: Perception, précaution et gestion.
Étude de cas dont le lieu d'enfouissement sanitaire de Lachenaie.
Notes
biographiques. Daniel Boisvert est diplômé en génie
forestier de l'Université Laval. Depuis 1978, il oeuvre dans
le domaine de la consultation comme spécialiste en environnement.
En 1986, il fonde Nove Environnement avec cinq autres associés.
Il assume la présidence de cette entreprise depuis 1995.
Au cours
de sa carrière, Daniel Boisvert a été impliqué
dans plusieurs études d'impact de projets d'envergure pour le
compte de ministères, d'Hydro-Québec de même que
pour différentes sociétés industrielles. Mentionnons,
entre autres, des projets énergétiques tant hydroélectriques,
thermiques que nucléaires, des projets d'usine, des projets reliés
à la gestion des déchets et plusieurs projets linéaires
de routes et de lignes de transport d'énergie.
En tant que directeur de projets, Daniel Boisvert a supervisé
plusieurs équipes multidisciplinaires et a également intégré
les préoccupations de différents spécialistes afin
d'obtenir une analyse complète des enjeux d'un projet. Il a aussi
eu à développer des méthodes inédites d'analyses
devant déboucher sur des applications pratiques en évaluation
environnementale.
Résumé.
Comment se définit le risque dans le contexte des évaluations
environnementales? En se basant sur l'expérience de différentes
évaluations, on peut tenter une définition qui englobe
aussi bien les événements ponctuels comme les accidents
et défaillances, que des activités comportant un risque
d'effets chroniques sur l'homme et les biotes.
Un risque
appréhendé par la population touchée par un projet
peut être jugé important bien que techniquement, ce risque
soit sans conséquence. En fait, les appréhensions sont
souvent une affaire de perception. Or, plusieurs projets apparaissent
controversés et mal acceptés au plan social en raison
des risques perçus. On relève différents cas où
les appréhensions découlent de nuisances ou sont amplifiées
par des nuisances (ex. : impact visuel, bruit, odeurs, etc.). L'importance
des projets annoncés peut également influencer la perception
que l'on en a. Le cas de l'agrandissement du LES de Lachenaie est un
exemple de ce phénomène.
Le principe
de précaution est appliqué à l'étape initiale
de l'évaluation des risques. Cette activité comporte une
part d'incertitude qu'il convient de gérer en considérant
le pire scénario raisonnable dans la simulation du risque et
de ses conséquences. Ce principe prévaut également
dans la gestion des risques lors de l'élaboration des mesures
d'atténuation, du plan des mesures d'urgence et du programme
de surveillance et de suivi.
Le défi
du patricien en environnement est d'appliquer le principe de précaution
sur une base rationnelle alors que les appréhensions de la population,
bien que compréhensibles, ne sont pas fondées au plan
technique. Pour réduire de telles appréhensions, faut-il
appliquer des mesures déraisonnables ? Dans ce contexte, la communication
devient un outil indispensable de gestion de la perception du risque.
THÉORIE
ET PRATIQUE DES MESURES DE COMPENSATION
Animation
: Éric Giroux,
Agence canadienne d'évaluation environnementale
Notes
biographiques. Éric Giroux a un baccalauréat en Génie
géologique de l'Université Laval (1992) et une maîtrise
en Hydrogéologie de l'Université Laval et de l'University
of Waterloo (1994). Depuis 2001, il agit comme coordonnateur de trois
processus d'évaluation environnementale applicables sur le territoire
de la Baie James et du Nord du Québec. Il a ainsi développé
des outils et des procédures pour l'application, mais surtout
la coordination, des processus avec l'aide des différents intervenants
: ministères fédéraux et provinciaux, responsables
autochtones (Cris et Inuit) et promoteurs. Finalement, il a développé
une formation adaptée qu'il offre régulièrement
aux différents intervenants. Au cours des 10 années précédentes,
il a travaillé dans le domaine de la consultation en environnement
où il s'est spécialisé dans la réalisation
des projets de caractérisations environnementales et de travaux
de réhabilitation de sites dans les régions éloignées.
Il possède ainsi de nombreuses expériences sur le terrain
à titre d'hydrogéologue et de chargé de projet,
en particulier sur des territoires occupés par des autochtones.
Il fait
partie de l'Ordre des ingénieurs du Québec et de Réseau
Environnement. Éric Giroux est un membre du conseil d'administration
de l'AQÉI, il a fait partie du comité organisateur de
deux congrès de l'AQÉI, ceux de 2002 et 2003.
LOUISE
KINGSLEY, coordonnatrice des évaluations environnementales,
Service canadien de la faune, Environnement Canada, Gatineau et DANIEL
BERGERON, coordonnateur aux évaluations environnementales et
aux permis, Service canadien de la faune - Région du Québec,
Environnement Canada
La Politique fédérale sur la conservation des terres
humides et les techniques d'aménagement et de restauration d'habitats
fauniques adaptées aux oiseaux migrateurs.
Notes
biographiques de Louise Kingsley. Louise Kingsley uvre dans le domaine
de l'environnement depuis environ 25 ans. Au cours de sa carrière,
elle a travaillé à Parcs Canada, à la Commission
de la capitale nationale, et à Environnement Canada. Elle s'intéresse
particulièrement à l'évaluation environnementale,
ce qui l'a menée à participer à divers projets
comprenant, entre autres, l'évaluation de projets particuliers,
l'évaluation stratégique, les effets cumulatifs et les
espèces en péril. Mme Kingsley occupe présentement
le poste de coordonnatrice de l'évaluation environnementale au
Service canadien de la faune à Gatineau.
Notes
biographiques de Daniel Bergeron. Daniel Bergeron assume actuellement
le poste de coordonnateur aux évaluations environnementales et
aux permis pour le Service canadien de la faune (SCF - région
du Québec). Il a travaillé plusieurs années en
consultation (15 ans) avant de joindre les rangs du Gouvernement Fédéral
(depuis 2000). Il a participé à différents projets
s'adressant plus spécifiquement au suivi environnemental des
lignes de transport d'électricité, aux évaluations
environnementales et à la surveillance environnementale. Il a
également participé au développement d'outils de
caractérisation et de priorisation de sites en fonction des objectifs
de gestion des différents ministères et organismes. Par
la suite, il s'est joint à des équipes multidisciplinaires
afin de développer et d'expérimenter des techniques d'aménagement
et de restauration d'habitats fauniques.
Avant de
se joindre au SCF, Daniel Bergeron était coordonnateur régional
du Programme national d'investigation de sites contaminés pour
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC).
Résumé. La première partie de cet exposé
présente un aperçu de la " Politique fédérale
sur la conservation des terres humides ". Approuvé en 1991,
cette politique a pour objectif de favoriser la conservation des
terres humides du Canada en vue du maintien de leurs fonctions écologiques
et socio-économiques, pour le présent et l'avenir. Le
gouvernement s'est également fixé sept objectifs secondaires
et des principes directeurs pour s'acquitter de ses responsabilités
à l'égard des terres humides. L'évaluation environnementale
est un outil important pour la mise en uvre de cette politique.
Ensuite,
la présentation passera en revue différentes techniques
d'aménagement et de restauration d'habitats fauniques en fonction
des besoins spécifiques pour les oiseaux migrateurs : aires d'alimentation,
secteurs de reproduction, zones d'abris, aires de repos, haltes migratoires.
Les techniques retenues proviennent de différentes sources :
fédérales, provinciales, consultants, organismes non-gouvernementaux,
autres organismes. L'exposé n'a pas la prétention d'être
exhaustif sur l'ensemble des techniques couramment utilisées,
mais bien de passer en revue quelques techniques de compensation d'habitats
fauniques expérimentées au Québec : Structures
de nidification, structures augmentant la capacité de support
du milieu, protection et restauration d'habitats.
NATHALIE
ST-HILAIRE, chef d'équipe, compensation de l'habitat du poisson,
Pêches et Océans Canada, Protection de l'habitat du poisson
et de l'environnement, Mont-Joli
La compensation d'habitat en vertu de la Politique de gestion de l'habitat
du poisson de Pêches et Océans Canada.
Notes
biographiques. Nathalie St-Hilaire a un baccalauréat en biologie
à l'Université Laval à Québec et une maîtrise
en océanographie à l'Université du Québec
à Rimouski. Après la maîtrise, elle a eu plusieurs
contrats de travail dans différents domaines et dans plusieurs
régions du Québec : technicienne de laboratoire pour l'Université
du Québec à Rimouski (UQAR), pour le Ministère
de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec
(MAPAQ) à Grande-Rivière ou pour le Ministère des
Pêches et des Océans (MPO) à Mont-Joli, observatrice
en mer pour Biorex à Gaspé, naturaliste pour Parc Canada
à Mingan, guide/interprète à l'école de
la mer à Grande-Bergeronne et biologiste en aquaculture à
Grande-Rivière. Depuis 2000, Nathalie St-Hilaire travaille comme
analyste à la Protection de l'habitat du poisson au MPO à
Mont-Joli et depuis 2002, elle fait partie de l'équipe : "
compensation d'habitat " qui traite principalement les suivis des
projets de compensation, équipe pour laquelle elle a assuré
la supervision par intérim pendant un an et demi.
Résumé.
Un promoteur qui soumet un projet de développement à Pêches
et Océans Canada (MPO) doit s'assurer qu'il a considéré
toutes les alternatives possibles (modification, relocalisation, atténuation)
afin de diminuer au maximum les impacts sur l'habitat du poisson. Une
fois cette démonstration faite, si des impacts résiduels
sur l'habitat demeurent et qu'ils sont considérés acceptables
par le MPO, le promoteur doit soumettre un projet de compensation de
l'habitat du poisson afin de respecter le principe d'aucune perte nette
(APN) préconisée par la Politique de gestion de l'habitat
du poisson (PGHP) du MPO.
La recherche
d'un projet de compensation est une étape très importante.
Le promoteur doit s'assurer, en collaboration avec le MPO, que le projet
de compensation qui sera réalisé compense adéquatement
les pertes d'habitat du poisson qui seront causées par son projet
de développement. En outre, un aspect négligé de
la compensation est celui du suivi de l'efficacité de la compensation
et de la surveillance de la conformité. C'est pourquoi le MPO
a mis sur pied une équipe destinée à assurer que
les objectifs de compensation sont atteints.
La présentation
portera sur l'état de la situation en ce qui a trait aux projets
de compensation d'habitat du poisson mis en uvre à ce jour ainsi
que sur les outils utilisés par le MPO pour vérifier si
le principe d'aucune perte nette est respecté.
CLAUDE
TESSIER, chargé de projet Environnement, Direction environnement
et services techniques, Hydro-Québec, Montréal
Bilan de la compensation environnementale à Hydro-Québec
pour trois projets hydroélectriques.
Notes
biographiques. Claude Tessier a un Baccalauréat en Biologie
(Écologie) et un Doctorat en Écologie appliquée
(Univ. Grenoble, France). Il travaille actuellement à titre de
Chargé de projets en environnement pour la Direction - Environnement
d'Hydro-Québec.
Depuis
une quinzaine années à Hydro-Québec il a travaillé
aux études d'impact en environnement pour les projets de réfection
ou de nouvelles centrales hydroélectriques (de l'étape
planification à l'étape construction).
Il a supervisé
des études d'impacts de projets d'aménagement hydroélectrique
notamment sur les rivières Toulnustouc, Péribonka, Portneuf,
Sault aux Cochons et Manouane. Il a travaillé également
au suivi environnemental de différents projets. Il a aussi participé
aux audiences publiques de ces projets et a joué un rôle
actif dans le processus de communication avec les publics concernés
(environ une centaine de conférences).
Depuis
2002, il participe à une évaluation environnementale d'un
projet d'éoliennes en Amérique du Sud (Équateur,
Îles Galapagos).
Résumé.
Hydro-Québec a réalisé deux projets de dérivation
partielle, il s'agit des rivières Portneuf, et Manouane. Un projet
de centrale hydroélectrique est également en construction,
l'aménagement hydroélectrique de la Toulnustouc sur la
Côte Nord.
Les projets
de dérivations partielles des rivières Portneuf et Manouane
L'habitat
du poisson a été au centre des préoccupations des
ministères alors que l'utilisation de la rivière a retenu
davantage l'attention du public. Deux espèces ont été
étudiées, l'omble de fontaine pour les projets sur les
rivières Toulnustouc et Portneuf et la Ouananiche dans la rivière
Manouane.
Ce qui
est marquant pour l'ensemble de ces rivières c'est l'abondance
des habitats de reproduction et la rareté des habitats d'alimentation
notamment chez la ouananiche. Des aménagements d'habitats de
fraie ont été crée et des compensations supplémentaires
ont été exigée par les ministères pour s'assurer
qu'il n'y ait " ... aucune perte nette de capacité de production
de l'habitat ". En tout, dans la rivière Portneuf la quantité
de gravier et d'enrochement nécessaire à reconstitution
d'habitats de fraie s'élève à 4000 tonnes alors
que pour le projet Manouane 5175 tonnes de gravier y ont été
déposés.
Dans le
cas de la rivière Manouane, les habitats de reproduction sont
abondants. Toutefois l'ouananiche est quasi absente de la rivière.
Après trois années d'étude sur l'ensemble de la
rivière, aucun géniteur n'a été aperçu
dans les zones de fraie. L'ouananiche utilise plutôt la rivière
Duhamel, en faible densité toutefois. Le suivi de l'utilisation
des frayères aménagées à l'automne 2003
débutera en 2004.
Projets
d'aménagement hydroélectrique de la rivière Toulnustouc
Le projet
de la rivière Toulnustouc consiste à installer une centrale
hydroélectrique en agrandissant de 10 % un réservoir déjà
existant, le réservoir Ste-Anne. L'omble de fontaine est la principale
espèce qui utilise cette rivière. On n'y retrouve aucun
habitat de reproduction, l'omble de fontaine utilise principalement
les tributaires du réservoir existant. Les pertes de production
d'Omble de fontaine ont été estimées à environ
40 kg/a. Pêches et Océans Canada demande " ... d'effectuer
des aménagements piscicoles dans tous les sites appropriés
des tributaires ou même de la rivière Toulnustouc... ".
Ainsi Hydro-Québec a réalisé 17 aménagements
fauniques sur des tributaires de la Toulnustouc en disposant environ
1770 tonnes de gravier et d'enrochements. Le suivi environnemental de
ces aménagements sera réalisé jusqu'en 2020.
Conclusion
Au total
plus de 11000 tonnes de roche ont été déposées
dans différentes rivières en compensation pour remplacer
les pertes d'habitats d'omble de fontaine ou de ouananiche. Les habitats
ont été recréés dans ces rivières
malgré l'abondance des habitats de fraie potentiels. Il serait
intéressant d'explorer d'autres avenues lorsque les habitats
potentiels sont abondants. Par exemple, des efforts pourraient être
consentis sur d'autres espèces ou dans d'autres milieux qui seraient
plus menacées.
MANON
D'AUTEUIL, ingénieure du Port, Administration portuaire de
Sept-Îles et CLAUDE LEMIEUX, chargé de projet, GENIVAR,
Québec
Réaménagement de l'ancienne marina par l'Administration
portuaire de Sept-Îles en collaboration avec le Conseil de Bande
Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam.
Notes
biographiques de Manon D'Auteuil. Manon D'Auteuil est diplômé
de l'Université Laval à Québec au baccalauréat
en sciences appliqués (génie civil) et est à l'emploi
de l'Administration portuaire de Sept-Îles comme ingénieur
depuis 1996. Elle a effectué ses débuts comme surveillant
de chantier et concepteur dans le Groupe AXOR Experts Conseils en 1994.
Depuis cinq ans, elle agit particulièrement dans le domaine environnemental
pour toutes les activités portuaires ainsi que pour les projets
de développement de l'APSI.
Manon D'Auteuil
est la responsable des travaux d'entretien majeurs, des projets de construction
et de l'environnement pour l'APSI. Plusieurs réalisations de
projets à des fins compensatoires sont en cours relativement
au respect des lois fédérales (LCÉE).
Comme ingénieure, madame D'Auteuil a jusqu'à maintenant
quelques projets qui ont nécessité un suivi environnemental,
dont voici un résumé des réalisations :
le réaménagement d'une ancienne marina à Sept-Îles
par la restauration des berges dans l'habitat du poisson et dans les
milieux humides ;
l'aménagement d'une frayère à éperlan dans
la rivière du Poste à Sept-Îles ;
la restauration de la rivière du Poste et du ruisseau Clet ;
une étude de faisabilité de la transplantation de spartine
alterniflore ;
le suivi et la surveillance des divers projets de l'APSI (dragage, lien
ferroviaire).
Notes
biographiques de Claude Lemieux. Claude Lemieux est diplômé
de l'Université du Québec à Rimouski au baccalauréat
en biologie et est à l'emploi de la firme GENIVAR Groupe Conseil
comme biologiste depuis le début des années 1990. Il a
effectué ses débuts comme technicien en environnement
dans le Groupe Environnement Shooner en 1986. Depuis cinq ans, il agit
particulièrement dans le domaine aquatique en ce qui concerne
la mise en valeur et l'aménagement d'habitats, tant dans la partie
méridionale de la province que dans le Nord québécois.
Claude
Lemieux est le responsable des travaux d'aménagements d'habitats
aquatiques et de milieux humides pour la firme. Plusieurs réalisations
de projets à des fins compensatoires sont en cours relativement
au respect des lois provinciale (LQE) et fédérale (LCÉE).
Au fil des ans, il a su développer une approche " clé
en main ", soit depuis la conception des projets jusqu'à
la vérification de leur efficacité biologique et physique,
en passant par la faisabilité, l'élaboration des plans
et devis, la surveillance et la réalisation des travaux.
Comme consultant, il a jusqu'à maintenant une vingtaine de projets
compensatoires à son actif, dont voici un résumé
des réalisations en cours :
le réaménagement d'une ancienne marina dans la région
de Sept-Îles par la restauration des berges dans l'habitat du
poisson et dans les milieux humides ;
divers projets de restauration par la transplantation de plantes marines
dans les régions de la Côte-Nord et de la Gaspésie
afin d'augmenter la capacité de production du poisson ;
la conception biologique d'une passe migratoire pour le poisson dans
la rivière Portneuf sur la Côte-Nord ;
l'aménagement d'habitats pour le poisson au droit d'infrastructures
routières dans plusieurs régions du Québec (Saguenay-Lac-Saint-Jean,
Côte-Nord, Montréal, Gatineau, Québec).
Résumé.
Dans le cadre de son projet de construction d'un lien ferroviaire reliant
le terminal du Traversier-rail et le réseau Nord-Côtier,
l'Administration portuaire de Sept-Îles a choisi de restaurer
le site de l'ancienne marina de Sept-Îles pour compenser les pertes
d'habitat. Puisque le site est sur le territoire Innu Takuaikan Uashat
Mak Mani-Utenam, l'Administration portuaire de Sept-Îles s'est
associée, dans une démarche de partenariat, avec le conseil
de bande pour réaliser les travaux de restauration. La conception,
la surveillance des travaux et le suivi de performance ont été
confiés à la firme GENIVAR Groupe Conseil inc.
Le programme
de compensation consiste au démantèlement des murs de
l'ancienne marina, au reprofilage des pentes et à l'ajout d'un
substrat favorable pour la croissance des végétaux de
hauts marais et de la spartine alterniflore. Les objectifs de
compensation sont le réaménagement du site dans l'habitat
du poisson d'au moins 1,3 ha, ainsi que la stabilisation des talus et
la bonne croissance des végétaux selon les marées.
Le démantèlement
et le reprofilage ont permis d'obtenir un aménagement de plus
de 1,3 ha dans l'habitat du poisson. Les déblais utilisés
sur place ont été jugés adéquats pour la
croissance des végétaux, mais plusieurs d'entre eux (béton,
bitume) ont été disposés dans un site autorisé.
Des travaux supplémentaires ont été nécessaires
pour rendre le milieu stable et favorable à la croissance des
espèces végétales de hauts marais. Par ailleurs,
l'Administration portuaire de Sept-Îles réalise une étude
de faisabilité de transplantation de spartine alterniflore,
en étroite collaboration avec MPO, pour développer une
méthode de transplantation afin de maximiser la croissance de
cette plante dans le site restauré.
MARTINE
FABRI FORGET, spécialiste en Environnement et Développement
durable, Directrice Amérique Latine, SNC-Lavalin Environnement
inc., Montréal
La compensation et la réinstallation des populations dans les
pays du sud: Les exigences des bailleurs de fond et les réalités
du terrain.
Notes
biographiques. Madame Martine Fabri Forget, à l'emploi de
la compagnie SNC-lavalin depuis 20 ans, occupe le poste de Directrice
Amérique Latine pour la division Environnement. Après
avoir travaillé dans plusieurs sphères environnementales
comme la gestion des déchets, la contamination des sols, la qualité
de l'air, elle s'est dirigée vers les évaluations environnementales,
tant stratégiques que les études d'impact biophysiques
et humains, depuis les projets agricoles jusqu'à ceux des secteurs
industriel et minier en passant par les infrastructures diverses. Cependant,
ce sont les aspects socio-économiques et les problèmes
reliés au développement régional et international
dans les pays du sud vers lesquels elle canalise désormais la
plus grande partie de son énergie.
Plus que
ses études en sociologie, anthropologie, biologie et économie,
c'est son éducation en Afrique, Asie, Amérique Latine
et Moyen-Orient qui ont prédisposé Martine Fabri Forget
à travailler en Environnement et Développement. C'est
également ce qui lui a permis d'acquérir une connaissance
toute particulière des réalités économiques,
sociales, culturelles et environnementales au niveau international.
Elle possède également une vaste expérience avec
les organismes internationaux comme les Nations Unies (PNUD), la Banque
Mondiale (BM), la Banque Interaméricaine de Développement
(BID) et l'Agence Canadienne de Développement International (ACDI).
Depuis
quelques années, en plus de se dédier plus particulièrement
aux aspects humains dans le cadre de différents projets, incluant
le renforcement institutionnel, la formation ou les consultations et
la participation communautaire, elle s'est spécialisée
dans l'élaboration de Plan de compensation et de réinstallation
pour divers projets d'infrastructure en Amérique Latine et en
Afrique.
La compensation
et la réinstallation des populations dan les pays du sud : les
exigences des bailleurs de fonds et les réalités du terrain
Résumé.
Bien que la réinstallation de populations pour cause de guerre
ou de conflits ethniques reçoive une attention particulière
de la part de la communauté internationale et du public en général,
peu de publicité entoure le déplacement forcé dû
à l'implantation de projets d'infrastructures. La Banque Mondiale
estime à 10 millions par an, depuis 1990, le nombre de personnes
déplacées pour cause d'utilité publique dans le
monde.
Face à
un constat désastreux au cours des 40 dernières années
(75 % des personnes déplacées en Inde suite à l'implantation
de projets de développement se sont appauvries), des politiques
de compensation et de réinstallation ont été mises
en place par les bailleurs de fond, la Banque Mondiale en étant
le chef de file depuis 1989.
Tous les
organismes internationaux de financement exigent maintenant que soit
élaboré un Plan d'Action de Réinstallation (PAR)
pour tout projet qui ne peut éviter que des populations soient
affectées directement ou indirectement. Cette politique est opérationnelle,
quel que soit le nombre de personnes affectées, et requiert un
suivi post-réinstallation et compensation sur une certaine période
de temps, en fonction, entre autres, de l'importance du nombre de personnes
affectées, du type de projet et des moyens de subsistance existants
selon les caractéristiques environnementales et socio-économiques
et culturelles du milieu d'insertion.
La densité
de population étant en constante croissance, les terres arables
disponibles se faisant de plus en plus rares et la paupérisation
augmentant, les risques de marginalisation pour ces populations affectées
sont d'autant plus importants.
La présentation
abordera dès lors la problématique de la mise en place
des Plans de compensation et de Réinstallation dans les pays
du sud, tant pour les projets privés que gouvernementaux avec
financement externe. Par ailleurs, certains projets présentent
des situations dans lesquelles l'application des directives de la banque
Mondiale peut générer des effets indésirables et
qui requiert des mesures additionnelles. Dans d'autres circonstances,
même un Plan de Compensation élaboré en bonne et
due forme ne peut permettre que les personnes affectées reçoivent
l'entièreté des compensations planifiées.
Dès
lors, les directives opérationnelles pour la réinstallation
involontaire des populations, qui vise à garantir un rétablissement
des conditions de vie des populations affectées, est en constante
évolution. Elles se basent sur l'équité et la justice
sociale. Mais un problème demeure : comment faire pour que les
populations déplacées ou affectées puissent profiter
du retour des bénéfices provenant des projets construits
sur leur territoire? Cette question demeure entière et requiert
de la part des spécialistes une vision et un rôle plus
amples que la simple, mais compliquée, question de comptabilité
des biens et des revenus. C'est de cette vision qu'il sera également
question lors de la période de discussion qui suivra la présentation.
ASSEMBLÉE
GÉNÉRALE DES MEMBRES DE L'AQÉI
Séance
d'affichage
COCKTAIL
offert aux congressistes
JEUDI,
18 NOVEMBRE 2004 - MATINÉE
FORUM
: LES MESURES DE COMPENSATION
Animation
: David Cliche, Groupe S.M.
Notes
biographiques. M. Sc. Aménagement, Université de Montréal,
1977, B. Sc. Géologie, Université de Montréal,
1975. David Cliche est actuellement directeur de projets pour Le Groupe
S.M. International inc. Il dirige notamment les projets faisant appel
aux nouvelles énergies renouvelables comme l'énergie éolienne.
De 1994
à 2002, il a été membre de l'Assemblée Nationale
du Québec et membre du gouvernement. Il a notamment été
ministre délégué à la Recherche, à
la Science et à la Technologie, ministre responsable de l'Autoroute
de l'information, ministre du Tourisme et ministre de l'Environnement
et de la Faune.
De 1992
à 1994, il a été associé au Groupe Consensus
inc, une firme spécialisée en médiation environnementale
et en résolution de conflit, et à Écosystème
PIR inc, une firme spécialisée en évaluation de
projets de développement en utilisant la méthodologie
de la Planification intégrée des ressources.
De 1991
à 1993, monsieur Cliche a présidé le Forum Grande-Baleine,
un regroupement non partisan d'organismes et d'associations qui voulaient
discuter publiquement du projet hydroélectrique du Complexe Grande-Baleine.
De 1986
à 1991, il a été le représentant du gouvernement
du Canada dans des dossiers comme la mise en uvre de la Convention de
la Baie James et du Nord québécois et l'harmonisation
des processus environnementaux avec le gouvernement du Québec.
De 1984
à 1986, il a présidé la firme de consultants en
environnement, Le Groupe Écotone inc. De 1980 à 1984,
il a représenté le Grand Conseil des Cris de la Baie James
dans diverses négociations, notamment celle portant sur le Complexe
Grande-Baleine.
De 1978
à 1980, il a représenté le gouvernement du Québec
auprès de la population du Nunavik.
|
Question
:
Selon
votre expérience des projets, quel jugement portez-vous
sur l'application des mesures de compensation ? Les obligations
sont-elles disproportionnées ? Les orientations à
suivre sont-elles claires et applicables ? Ces mesures sont-elles
efficaces et équitables ?
Cinq
minutes sont accordées aux personnes invitées à
présenter leur point de vue respectif sur la question,
puis, place au débat !
|
RICHARD NADEAU, directeur régional des océans et de
l'habitat, Pêches et Océans Canada
Notes
biographiques. Richard Nadeau est diplômé de l'Université
de Sherbrooke en Géographie, Aménagement du territoire.
Récemment nommé Directeur régional, Océans
et Habitat, pour la Région du Québec de Pêches et
Océans Canada, Richard Nadeau a successivement été
Directeur des Opérations de l'habitat puis Directeur national,
Évaluations environnementales et projets majeurs au programme
de Gestion de l'habitat à Ottawa. Il a été impliqué
directement dans les processus d'évaluations environnementales
de la majorité des projets majeurs de développement au
Canada depuis 1995, et dans la plupart des projets majeurs de développement
au Québec et dans les Maritimes entre 1988 et 1995.
Éléments
de discussion. Quel est l'objectif ultime de la compensation dans
le contexte d'évaluations environnementales de projets de développement
? Réellement tenter d'équilibrer le bilan des impacts
présumés, ou se donner bonne conscience quant à
l'acceptabilité des projets ?
La compensation
en nature pour la perte de fonctions écologiques de certains
écosystèmes (terrestre, humide ou aquatique) est-elle
viable à long terme ?
Dans quelle
mesure la compensation peut-elle affecter la portée de l'évaluation
environnementale d'un projet, et comment évalue-t-on le bilan
des impacts directement reliés à un projet de compensation
?
Si le concept
de compensation pour des pertes de fonctions écologiques des
écosystèmes est généralement acceptable,
doit-on gérer la compensation sur la base d'une approche 'projet
par projet' ou sur la base d'une approche plus globale, plus intégrée
?
LOUISE
TRUDEAU, coordonnatrice aux habitats fauniques, Faune Québec,
Direction de l'aménagement de la faune de Chaudière-Appalaches,
Charny
Notes
biographiques. Depuis 1989, Louise Trudeau est coordonnatrice et
gestionnaire de projets, Direction de l'aménagement de la faune
de Chaudière-Appalaches, Faune Québec, Ministère
des Ressources naturelles, de la faune et des Parcs.
De 1987
à 1989, elle a été agente de développement
industriel, Crédit touristique, Ministère du Tourisme
du Québec. De 1984 à 1987, elle a été consultante
auprès d'organisations publiques et privées. De 1973 à
1975, elle a été agente de recherche et de planification
socio-économique au Ministère du Tourisme, Québec.
De 1969 à 1972, elle a été agente d'administration
aux Laboratoires Choisy Ltée à Montréal.
Éléments
de réflexion. Les projets d'études d'impacts sur l'environnement
sont référés par le MENV à Faune Québec
pour avis sectoriel au regard des impacts sur la faune et ses habitats.
Notre avis sera intégré à la recommandation que
le MENV soumettra au gouvernement pour décision.
Lorsque
nous analysons un dossier, nous procédons comme si nous avions
nous-mêmes à l'autoriser en vertu de la Loi sur la conservation
et la mise en valeur de la faune. Nous tenons alors compte des éléments
suivants : caractéristiques du milieu, nature des activités
projetées, conséquences économiques et sociales
qui découlent de l'activité projetée, impact de
l'activité sur la conservation de la faune et de son habitat
et possibilité d'aménager un habitat de remplacement.
En cas
d'impacts sur les habitats et la faune, nous nous référons
à nos " Lignes directrices pour la conservation des habitats
fauniques " et au cadre critique décisionnel qu'il contient,
pour établir l'option la plus acceptable pour le cas en présence.
Nous visons à éviter les pertes d'habitats fauniques et,
dans ce cas, à proposer la relocalisation, la modification du
projet ou l'atténuation des impacts.
La compensation
pour perte d'habitat est un dernier recours, une fois les autres options
envisagées. Cette ligne directrice évite que l'option
soit utilisée de manière abusive. De plus, elle n'est
possible qu'en cas de perte temporaire de production faunique. Lorsque
nous demandons une compensation financière, celle-ci est versée
dans un Fonds régional, gérée par la Fondation
de la faune. L'argent déposé au Fonds sert à aménager
des habitats dans le même secteur où la perte a été
enregistrée.
Le remplacement
de l'habitat est requis en cas de perte permanente. Il n'est pas automatique
et un refus est toujours possible.
LOUIS
GILBERT, directeur général, Alliance Environnement inc.,
Trois-Rivières
Notes
biographiques. Louis Gilbert uvre dans le domaine de l'environnement
depuis plus de vingt ans. Détenteur d'une formation en biologie
et en gestion de projet, il a participé à la fondation
d'Alliance Environnement, dont il est le président et directeur
général.
Au fil
des ans, Louis Gilbert s'est bâti une solide expérience
dans la gestion des études environnementales. Il présente
notamment de nombreuses réalisations en études d'impacts,
tant pour les étapes d'inventaire du milieu, d'évaluation
des impacts, de réalisation des mesures d'atténuation,
de compensation et le suivi environnemental. Il maîtrise tout
particulièrement l'application de : la Loi sur la Qualité
de l'Environnement, la Loi sur l'Évaluation Environnementale,
la Loi sur les Pêches, la Loi sur les Eaux Navigables
et la Politique Fédérale de Conservation des Terres Humides.
Louis Gilbert
est spécialisé dans l'évaluation des impacts sur
l'environnement de projets d'équipement de production d'énergie
et industriels. Il a notamment collaboré à la réflexion
de divers organismes nationaux ou internationaux telle l'Agence Internationale
de l'énergie sur les thèmes de la biodiversité,
des impacts génériques de la filière hydroélectrique
et des effets des changements climatiques sur l'environnement.
Alliance
Environnement possède une longue expérience de l'application
de la Loi sur les Pêches et de la Politique de gestion
de l'habitat du poisson. Récemment, elle développait une
nouvelle approche pour l'évaluation des impacts et des mesures
de compensation applicables aux milieux humides. L'approche par Facteurs
Biologiques Fonctionnels (FBF) facilite l'application du cadre légal
et la recherche des mesures de compensations pour les fonctions des
milieux humides.
Alliance
Environnement possède des bureaux à Montréal, Trois-Rivières,
Québec, Saguenay et Baie-Comeau. L'entreprise compte plus de
45 employés spécialisés en environnement et est
en mesure d'offrir des services en études d'impacts, biologie
aquatique, biologie terrestre, milieux humides, écotoxicologie,
sociologie, aménagement et utilisation du territoire et génie
de l'environnement.
Éléments
de réflexion. Productivité, fonctions et superficies
: pour sortir de l'arbitraire.
DONALD
MARTEL, chargé de projets Environnement, Ministère des
Transports du Québec, Jonquière
Notes
biographiques. Donald Martel a obtenu un baccalauréat en
Sciences appliquées, option géomatique, de l'Université
Laval en 1982. Il est également membre de la corporation professionnelle
des arpenteurs-géomètres de la province de Québec
depuis 1983.
Après avoir uvré pendant 12 ans dans le domaine de la
géomatique et de l'aménagement du territoire, il a accédé
en 1995 au poste de responsable en environnement à la Direction
territoriale du SaguenayLac-Saint-JeanChibougamau du ministère
des Transports du Québec, poste qu'il occupe depuis maintenant
neuf ans.
Ses spécialités
en environnement sont les lois et règlements, la détermination
des impacts et l'élaboration des mesures d'atténuation
lors de la conception des projets et des travaux de construction de
routes et de ponts.
Les principaux
projets auxquels il a participé et participe encore sont l'autoroute
AlmaLa Baie d'une longueur de 65 km, la route 175 à quatre
voies divisées d'une longueur de 143 km, sans oublier la reconstruction
de 22 kilomètres de rivières suite au déluge du
Saguenay en 1996.
Éléments
de réflexion. Point de vue d'un promoteur vs les mesures
de compensation :
Il y a
les lois, les règlements, les directives, les politiques, etc.
Il y a le promoteur qui réalise l'évaluation environnementale,
la conception, les plans et devis et la construction des projets.
Il y a les gestionnaires et administrateurs de ces lois et règlements.
Ces derniers ont le dernier mot sur la finalité des mesures de
compensation.
D'après mon expérience personnelle vécue dans des
projets majeurs, les obligations sont proportionnées à
l'évaluation des dommages, les orientations sont claires et les
mesures de compensation sont efficaces.
Secret du succès d'un programme de compensation :
- Implication des partenaires au tout début de la conception
des projets
- Évaluation environnementale " concrète et détaillée
"
Au bénéfice des délivreurs de permis et autorisations
:
- Les coûts relatifs au programme de compensation sont les suivants
:
- Évaluation environnementale
- Études techniques (eau, sols, etc.)
- Conception d'un programme de compensation
- Plans et devis
- Travaux
- Surveillance
- Suivi
- Correctifs
Par exemple, pour des cas vécus relativement à la Loi
sur les pêches, les coûts au mètre carré sont
de 60 $ à 290 $, ce qui représente environ 1 % du coût
total des projets pour cette seule composante.
C'est un choix de société.
RÉAL
LAPORTE, directeur projets de l'Eastmain, Société d'énergie
de la Baie James, Montréal
Notes
biographiques. Réal Laporte est diplômé de l'École
de technologie supérieure en construction civile et est titulaire
d'un diplôme de maîtrise en gestion de projets de l'Université
du Québec à Montréal.
Il possède
plus de 20 ans d'expérience en gestion de projets sur des projets
d'envergure. Avant son entrée à Hydro-Québec, Réal
Laporte a travaillé pour des entrepreneurs en construction dans
différents secteurs.
À
l'emploi d'Hydro-Québec, il a occupé plusieurs fonctions
toutes liées à la réalisation de projets d'infrastructures.
À titre de gérant de projets Nouveaux aménagements,
il était alors responsable des études et démarches
menant aux projets de Sault-aux-Cochons, Portneuf, Manouane, Mercier
et Péribonka. Il s'occupait en concomitance de la réalisation
du projet de centrale de Grand-Mère en Mauricie.
En 2002,
il acceptait la direction des projets de l'Eastmain à la SEBJ.
À ce titre, il est responsable de la réalisation de l'aménagement
hydroélectrique de l'Eastmain-1 ainsi que des études,
de l'obtention des autorisations gouvernementales et éventuellement
de la construction du projet de la centrale de l'Eastmain-1-A et dérivation
Rupert.
Parallèlement
à ses fonctions, il est aussi conférencier invité
à l'Université de Sherbrooke dans le cadre de cours à
la Maîtrise en gestion de l'ingénierie.
Éléments
de réflexion. Au cours des dernières années,
les exigences de différents organismes gouvernementaux en matière
de compensation n'ont cessé de s'étendre et, dans certains
cas, deviennent clairement hors de la portée de la législation
à la base des exigences exprimées. Les promoteurs sous
pression du temps, de la demande et des coûts, finissent par céder
à des demandes qui relèvent, dans certains cas, de l'abus.
YVES LAVERGNE,
Gestionnaire de projets, Division des évaluations environnementales
et milieu marin, Travaux publics et services gouvernementaux Canada, Québec
Notes
biographiques. Gradué du département de biologie de
l'Université Laval en 1978, Yves Lavergne a toujours uvré
dans le domaine maritime. Il a tout d'abord travaillé au Ministère
de l'agriculture, des pêcheries et de l'alimentation du Québec
afin d'évaluer la biomasse de l'oursin vert au Québec
dans le but de développer une pêcherie commerciale.
En 1980,
il a joint le Ministère des Pêches et des Océans
où il a travaillé au sein de l'équipe de recherche
sur les pêches pour participer aux évaluations de stocks
de crustacés du Saint-Laurent. Il a par la suite uvré
au sein de la Division de la gestion de l'habitat du poisson en évaluation
environnementale de projets maritimes.
Depuis
1994, Yves Lavergne dirige une équipe de spécialistes
en évaluation environnementale dans le domaine maritime au sein
de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada. Leurs travaux
ont conduit à identifier les habitats perturbés, élaborer
la portée des projets compensatoire à effectuer et à
leur réalisation sur le terrain.
Éléments
de discussion. Les projets de compensation sont-ils un mythe ou
une réalité ?
Les fonctions
biologiques du milieu naturel sont bien là, elles existent et
contribuent à la diversité des écosystèmes.
Les compenser
oui mais où, quand, et quel est le juste prix ?
La "
Politique de gestion de l'habitat du poisson " indique que le principe
" d'aucune perte nette " est essentiel à l'objectif
de conservation des habitats et que l'on doit chercher à compenser
les pertes inévitables en en créant de nouveaux sur une
base de projet par projet. Elle mentionne également que ce principe
ne doit pas être considéré comme une exigence obligatoire
à respecter à tout prix et en toute circonstance. Le jugement
professionnel et le bon sens d'un personnel expérimenté
allié à des recherches d'appoint feront qu'il n'y pas
de perte de la capacité de production dans la majorité
des cas.
Ainsi,
la réalisation de projet de compensation est un principe novateur
et important pour la conservation des ressources, mais le manque de
connaissance sur plusieurs points de vue entraîne des exigences
parfois disproportionnées par rapport à la perturbation
générée sur le milieu.
Pour évitez
la confrontation et ne devrions-nous pas adopter une approche de partenariat
afin de connaître, mesurer et documenter l'efficacité des
projets de compensation ?
PRÉSENTATION
DE CLÔTURE DU CONGRÈS
LOUISE ROY, L.R. Services-conseil, a brossé un tableau des
faits marquants du congrès et des perspectives qui s'en dégagent.
Mot de la
fin du congrès
Ginette Lajoie, AQÉI
AFFICHE
|
MARC
DESROSIERS,
Ph.D.
Service de l'environnement
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Québec
ANALYSE
DES COÛTS D'APPLICATION DE MESURES DE COMPENSATION
D'HABITAT DU POISSON
Résumé.
Chaque année, Travaux publics et Services gouvernementaux
Canada réalise des travaux pour l'aménagement, le
maintien ou l'amélioration d'infrastructures maritimes
pour le compte de différents ministères et organismes
fédéraux. Malgré les efforts consentis pour
limiter les impacts résiduels sur l'environnement, grâce
à l'application de la Loi canadienne sur l'évaluation
environnementale, certains projets entraîneront malgré
tout une détérioration, une perturbation voire même
une destruction de l'habitat du poisson. Selon la Loi sur les
pêches, la réalisation de ces projets est conditionnelle
à la mise en uvre de mesures de compensation permettant
de répondre au principe d'aucune perte nette d'habitat
ou de capacité de production piscicole. L'application de
ces mesures se traduit par des coûts réels pour le
promoteur qui doivent être comptabilisés dans la
facture globale du projet.
À
partir de projets réalisés récemment, nous
avons évalué le coût de l'application de mesures
de compensation d'habitat du poisson par rapport au budget global
des travaux et établi les relations entre le coût
de ces projets et les superficies. Les résultats permettent
de conclure que les coûts varient selon la superficie à
compenser. Les coûts pour l'application de mesures de compensation
dans le cadre de petits projets (faibles superficies) sont généralement
plus élevés que ceux dont les superficies à
compenser sont plus grandes. Les relations entre le coût
des projets de compensation et la superficie ont permis de développer
une équation qui sera utile aux gestionnaires pour évaluer
le coût minimum des mesures compensatoires pour des projets
futurs.
|
|
SUJETS
DE RECHERCHE D'ÉTUDIANTES ET
ÉTUDIANTS
participant au 13e congrès annuel de l'AQÉI
2004*
*
Parrainés par l'AQÉI avec la collaboration du
ministère de l'Environnement du Québec,
du ministère des Transports du Québec et
d'Hydro-Québec, ces étudiantes et étudiants
ont participé gratuitement au congrès et sont
membres de l'AQÉI pour un an.
|
|
STÉPHANE
DURAND
Étudiant
à la maîtrise en sciences de l'environnement
Chercheur du groupe de recherche technosciences du vivant et
société
CINBIOSE et Institut des sciences de l'environnement
Université du Québec à Montréal
durand.stephane@courrier.uqam.ca
Évaluation
de la situation du saumon d'élevage et de la pertinence
de l'introduction d'un saumon transgénique à la
Baie de Fundy, Nouveau-Brunswick : un regard global et intégré
à travers les politiques publiques
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Ce projet
de mémoire fait partie intégrante d'un projet de recherche
subventionné par le Conseil de Recherche en Sciences Humaines
du Canada intitulé " dispositifs d'évaluation scientifique
et sociale des technosciences du vivant : le cas du saumon transgénique
".
Sujet.
Le projet s'intéresse à un aspect tout particulier de
l'aquaculture : le saumon d'atlantique et plus précisément
l'introduction potentielle d'un saumon transgénique qui se retrouvera
donc par la suite à la consommation.
Problématique.
Il y a plus de 25 ans, l'aquaculture fit son apparition pour pallier
principalement à un effondrement des stocks de poissons ainsi
qu'à une constante augmentation de la consommation de poissons
et de fruits de mer. Ces dernières années, l'élevage
du saumon atlantique augmenta considérablement à la fois
par sa valeur commerciale et par ses bénéfices pour la
santé humaine.
Cependant, le bilan aujourd'hui est lourd de conséquences tant
au plan de la santé environnementale que de la santé humaine.
Au plan environnemental, la pollution des milieux marins par les antibiotiques,
les pesticides ou encore les fèces sont non négligeables.
Par ailleurs, les conditions d'élevage comme les fortes densités
par cage produisent sur le marché des consommateurs un saumon
bien différent d'un individu sauvage.
Alors que
tous ces problèmes ne sont toujours pas résolus, un saumon
transgénique a été proposé par la compagnie
AquaBounty et la Food and Drug Administration (FDA) revoit actuellement
le dossier afin de potentiellement accepter la commercialisation de
ce poisson.
Cette perspective
soulève de nombreux questionnements au plan environnemental et
humain mais le contrôle des impacts actuels et potentiels me paraît
un des plus importants. Est-on vraiment en mesure de contrôler
les différents impacts causés par l'élevage tout
en assurant un produit de bonne qualité et sécuritaire
pour l'alimentation?
Objectif.
Devant la taille de la problématique, j'ai décidé
de me concentrer sur les politiques publiques en aquaculture et plus
particulièrement le cadre réglementaire. Mon objectif
est de faire état de la situation du saumon d'élevage
par rapport aux politiques publiques, identifier les failles et faire
de même dans le cas d'un élevage transgénique. Ceci
me permettra de conclure sur la pertinence et la durabilité d'un
projet d'introduction de saumon transgénique en aquaculture en
regard aux politiques publiques.
Proposition
sommaire. Devant l'avancée de ma recherche, je propose tout
d'abord de brosser un portrait global de la situation de l'aquaculture
du saumon au niveau de ses impacts, tant économiques que sociaux
et écologiques.
Puis dans
un deuxième temps, présenter l'éventualité
de l'introduction d'un saumon transgénique et de ses impacts
potentiels tant sur la santé des écosystèmes que
de la santé humaine me paraît essentiel étant donné
l'imminence de la décision ainsi que le manque de transparence
et de diffusion de l'information sur ce sujet.
Pour finir,
il sera possible de présenter sommairement le cadre réglementaire
associé à cette large problématique afin de remettre
en contexte les points mentionnés ci-dessus.
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MARIE
FALL
Candidate au doctorat
Département de géographie
Université de Montréal
marie.fall@umontreal.ca
Dynamique
des acteurs et négociation environnementale en Réserve
de Biosphère : le cas du Delta du Saloum (Sénégal)
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La réserve
de biosphère du delta du Saloum située au centre-ouest
du Sénégal est une Aire Protégée du patrimoine
mondial de l'UNESCO. Vaste ensemble géographique, elle est composée
de plusieurs milieux géographiques et écologiques : un
domaine continental où se retrouve concentré le plus grand
nombre de villages qui correspond à la zone périphérique
de la réserve de biosphère; un domaine insulaire composé
de trois grands groupes d'îles habitées et non habitées
qui correspond à la zone tampon de la réserve et une partie
de la zone centrale et un domaine maritime qui s'étend jusqu'à
l'isobathe des 6m vers la haute mer et qui fait partie aussi de la zone
centrale. Les communautés villageoises d'ethnie socé et
niominka qui vivent dans et autour de cette Aire Protégée
ont des activités tournant toutes autour des ressources naturelles.
La conservation
et la gestion des ressources du milieu sont devenues synonymes d'un
enjeu de premier ordre pour tous les acteurs locaux, notamment les populations
locales qui en dépendent pour la satisfaction de leurs besoins
vitaux. Les espaces conservés constituent donc des zones de convoitises
d'autant plus qu'ils sont les milieux où l'abondance des ressources
naturelles se fait encore remarquer. Il en résulte des conflits
causés, entre autres, par la superposition du droit moderne au
droit coutumier, la logique villageoise qui tend à l'exploitation
alors que la logique étatique est orientée vers la conservation,
mais aussi par la divergence des perceptions des acteurs en présence.
Notre contribution
vise à développer la négociation environnementale
comme un outil de gestion des conflits en contexte d'Aire Protégée
et sur la base de leurs connaissances traditionnelles, amener les populations
locales à l'adopter. La thèse sera articulée autour
des points suivants : présentation de la zone d'étude
(espaces, sociétés, activités, relations avec l'extérieur),
typologie des acteurs, perceptions des ressources, enjeux et nature
des conflits, et enfin, la négociation environnementale comme
innovation pour une gestion participative et durable des ressources
naturelles.
Mots-clés
: Réserve de Biosphère, Delta du Saloum, Sénégal,
Conflits, Acteurs, Négociation Environnementale.
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OLIVIER
GAGNON
Étudiant
2e cycle de gestion de l'environnement
Université de Sherbrooke
Olig98@hotmail.com
Allard,
Michel, Ph.D. Département de Géographie, Université
Laval
Fortier, Richard, Ph.D. Département de Génie géologique,
Université Laval
Gagnon, Olivier, M.Sc. Géographie, professionnel
de recherche, Centre d'études nordiques, Université
Laval
Impacts
du réchauffement climatique sur les possibilités
de développement d'une communauté inuit
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PROBLÉMATIQUE
Plusieurs
communautés inuit du Nunavik connaissent une forte croissance
démographique depuis une trentaine d'années. L'une d'entre
elles, encaissée dans une vallée, dispose de possibilités
limitées pour se développer. Cette situation est aggravée
par le réchauffement climatique et la dégradation du pergélisol
qui en découle.
Dans ce
contexte, l'équipe de recherche dirigée par MM Michel
Allard et Richard Fortier a été mandatée pour étudier
l'état du pergélisol et cerner les possibilités
d'aménagement du territoire de cette communauté.
Au cours
des deux dernières années, j'ai occupé le poste
de professionnel de recherche au sein de cette équipe multidisciplinaire
en m'acquittant de l'ensemble des tâches de coordination de la
recherche : 1- logistique de terrain, coordination du travail des étudiants
et collecte de données, 2- traitement, analyse des données
et gestion de la base de données, 3- développement d'outils
d'aide à la décision (SIG, modèle géologique
3D), rédaction et production de rapports scientifiques.
MÉTHODOLOGIE
1- Poser
un diagnostic.
Dans un premier temps, plusieurs méthodes et outils d'analyse
environnementale relevant de la géophysique, de la géomorphologie
et de la climatologie ont été utilisés pour produire
un diagnostique de l'état actuel du pergélisol. Citons
les principales techniques appliquées : géoradar, sismique
réflexion, essais de pénétration au cône,
forages, installation de stations climatiques et de capteurs thermiques
de surface, cartographie des dépôts de surface, échantillonnage
et analyse en laboratoire du pergélisol (granulométrie,
salinité, teneur en eau).
2- Modéliser
la réaction du pergélisol aux changements climatiques
anticipés.
Dans un deuxième temps, les données de ces analyses ont
été intégrées dans un système d'information
géographique (SIG, MapInfo) et un modèle géologique
3D (Gocad) a été produit. Ce dernier servira d'environnement
pour effectuer une modélisation thermique des changements climatiques
à venir pour simuler la dégradation future du pergélisol
de la communauté.
RÉSULTATS
L'information
contenue dans le SIG (les teneurs en glace des dépôts,
leur susceptibilité aux tassements et aux décrochements
de surface) et celle, produite par la modélisation thermique
(taux de réchauffement, amplitudes des tassements) constituent
des outils essentiels pour la planification de tout aménagement
futur de ce territoire.
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LAURIANNE
GARAUD
Étudiante
à la maîtrise en environnement
Université de Sherbrooke
Sherbrooke
laurianne.garraud@usherbrooke.ca
Analyse
de l'intégration de la biodiversité dans les évaluations
des impacts sur l'environnement (ÉIE) au Québec
: études de cas
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Alors que
les scientifiques enregistrent une érosion de la biodiversité
tant à l'échelle mondiale que locale, la société
humaine réalise l'importance de maintenir son intégrité
afin d'assurer l'équilibre des systèmes écologiques.
Il s'agit donc de prendre en compte la diversité biologique dans
les plans, programmes, politiques nationaux comme locaux, ce dans une
optique de développement durable. Dans le cas de projets, l'outil
de planification le plus adéquat est l'ÉIE qui permet
d'appréhender l'impact de ces derniers sur l'environnement, de
réduire les impacts négatifs par l'application de mesures
d'atténuation et de vérifier post-projet le maintien de
l'intégrité du milieu à l'aide de programmes de
surveillance et de suivi.
Depuis
quelques années, la prise en compte de la biodiversité
dans les projets pouvant affecter l'environnement et les écosystèmes
est à l'origine d'un débat récurrent au sein des
grandes instances internationales, le but étant d'intégrer
l'étude de la diversité biologique des milieux concernés
par un projet dans les processus d'évaluation environnementale.
C'est en effet ce que préconisent l'article 14 de la Convention
de la Diversité Biologique, la Banque Mondiale de Développement
comme l'Union mondiale de conservation de la nature (UICN). Des guides
sont publiés afin de promouvoir cette intégration, mais
la distance est parfois grande entre les intentions et la mise en application.
Il est fréquent que la réalité ne soit tout autre
et qu'il soit difficile de concilier les exigences politiques, les directives
des organismes internationaux et gouvernementaux avec les difficultés
d'application concrète. Les promoteurs peuvent-ils donc réellement
mettre en uvre les principes préconisés en matière
de biodiversité ?
Le présent
essai a pour objectif principal d'analyser l'intégration de la
biodiversité dans le processus fédéral d'évaluation
environnementale en se basant sur des études de cas. Il s'agit
de confronter les orientations politiques aux pratiques concrètes,
de regarder la pertinence de l'intégration de la biodiversité
telle que le préconisent les lignes directrices internationales
(programme de soutien pour la planification de la biodiversité
du PNUE/PNUD/FEM), nationales (guide de l'Agence canadienne d'évaluation
environnementale) ou provinciales. Étant donné l'ampleur
du territoire du Canada ainsi que la complexité des niveaux de
responsabilité, de la diversité existant à tous
les paliers administratifs en termes de politiques, gestion territoriale,
lois, règlements et processus en matière d'évaluation
environnementale, l'analyse s'est consacrée uniquement à
étudier les processus fédéraux s'appliquant dans
la province du Québec. Les projets considérés n'ayant
pas fait l'objet d'entente de collaboration, ils ont été
également soumis au processus québécois d'examen
et d'évaluation des impacts sur l'environnement. Ceci a donné
ainsi l'occasion d'établir une comparaison du degré d'attention
accordé à la biodiversité entre le processus fédéral
et celui du provincial. Les projets choisis sont respectivement le prolongement
du gazoduc de TransQuébec et Maritimes Inc. vers le réseau
PNGTS entre Lachenaie et East Hereford, l'aménagement hydroélectrique
de la Péribonka et le développement du terminal de vrac
à Pointe-Noire dans la baie des Sept-Îles. Une synthèse
et des recommandations suivront l'analyse comparative.
L'essai,
actuellement en cours de rédaction, devrait être complété
à la fin décembre 2004, date à partir de laquelle
il pourra être communiqué sur demande.
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SOPHIE
MONNET
Étudiante
au doctorat de politique forestière
Département des sciences du bois et de la forêt
Université Laval
Québec
sophie.monnet.1@ulaval.ca
Évaluation
de l'apprentissage et de ses impacts dans l'élaboration
concertée d'un plan d'aménagement forestier durable
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Le débat
en foresterie est maintenant imposé par le cadre législatif
québécois. Outre les décideurs traditionnels (industries
forestières et ministère responsable), différents
acteurs locaux (municipalités régionales de comté,
communautés autochtones, intervenants fauniques, etc.) sont intégrés,
dès l'amont, au processus décisionnel conduisant à
l'aménagement des territoires sur lesquels ils vivent. De nature
qualitative et interdisciplinaire, notre recherche vise à évaluer
les impacts de la mise en place de ce cadre multi acteurs dans l'élaboration
concertée d'un plan en aménagement forestier durable (AFD).
L'importance
croissante de l'implication du public en politique forestière
requiert de s'intéresser à la nature et au mode de fonctionnement
du débat et des interactions entre les participants dans ces
processus. Dans notre étude, nous utilisons l'éclairage
de l'apprentissage des acteurs engagés pour évaluer la
dynamique d'une Table de concertation. La combinaison de forces agissantes
comme la délibération, la collaboration et la vision commune,
semble conduire à des changements tant individuels que collectifs.
Les apprentissages au cur de ces stratégies permettent en partie
d'améliorer une prise de décision plus équitable
et éclairée. Néanmoins, des jeux de pouvoirs et
d'influence d'une part, et les limites de la représentativité
d'autre part, restent des sources de conflits. Le passage du plan à
la phase opérationnelle demeure une zone de risque et d'incertitude.
Aussi afin d'aider à clarifier le cadre des politiques participatives,
nous proposons quelques recommandations pour la formulation et la mise
en uvre de stratégies collectives concertées en matière
de planification et de suivi en aménagement forestier durable.
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JONATHAN
TARDIF
Étudiant
à la maîtrise en sciences de l'environnement
Université du Québec à Montréal
Montréal
jonathan_tardif@yahoo.ca
Évaluation
du développement de l'écotourisme dans le parc
national Zabaïkalskii au lac Baïkal, Russie
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Au cours
des dernières décennies, le concept de développement
s'est émancipé d'une définition strictement économique
pour intégrer des préoccupations sociales et environnementales,
donnant naissance au concept de développement durable. Des activités
comme le tourisme, qui est l'industrie qui connaît la plus forte
croissance à l'échelle de la planète, sont reconsidérées
à la lumière de ce nouveau paradigme. L'écotourisme,
de par sa dépendance à un environnement naturel de qualité
et des principes qui lui sont généralement associés,
occupe ainsi une position particulière au sein du tourisme. Par
contre, il est souvent confondu avec d'autres formes de tourisme apparemment
similaires tandis que ses principes ne sont pas toujours interprétés
de la même façon par tous les acteurs. Un modèle
théorique, basé sur l'hypothèse que l'écotourisme,
pour s'inscrire dans une démarche de développement durable,
doit se développer autour de relations coopératives entre
l'industrie touristique, les communautés locales et le milieu
naturel, facilitées par des stratégies de gestion appropriées,
a été utilisé afin d'évaluer la situation
au parc national Zabaïkalskii, dans la région du lac Baïkal
(Sibérie). Le lac Baïkal contient à lui seul 20 %
de toute l'eau douce de la planète. Il est le lac le plus profond
et le plus vieux du globe. La richesse naturelle et culturelle de cette
région a été reconnue par l'UNESCO en 1996 et a
favorisé le développement de l'écotourisme. Des
entrevues semi-dirigées réalisées auprès
de quinze acteurs-clés ainsi que de l'observation participante
ont permis d'identifier les principales relations coopératives
et celles qui sont conflictuelles. Les résultats font ressortir
la mise à l'écart de la communauté vivant à
l'intérieur du parc, la mauvaise qualité des infrastructures,
le manque global d'argent et de personnel qualifié ainsi que
l'absence de plan de gestion spécifique au tourisme. Afin d'atteindre
les objectifs du développement durable, une participation accrue
de la communauté, la consolidation des partenariats existants
et une meilleure prise en compte du tourisme dans le plan de gestion
du parc sont recommandées.
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JIMMY
THIBAULT
Étudiant
à la maîtrise en sciences de l'environnement
Université du Québec à Montréal
Montréal
thibault.jimmy@courrier.uqam.ca
Vers
une gestion environnementale concertée des projets d'aménagement
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Tant au
Québec qu'en France, on peut constater une évolution des
prises de décisions publiques durant ces 30 dernières
années en matière d'aménagement du territoire.
En effet, l'aménagement de grandes infrastructures aussi bien
de transport que d'énergie, a, au cours des dernières
décennies, intégré une participation de la population
et des usagers pour une meilleure planification. Au Québec, le
Bureau d'Audiences Publiques sur l'Environnement (BAPE) donne son avis
sur de grands projets en utilisant de nombreux outils (information auprès
de la population, audiences publiques,), mais se situe à la fin
du processus décisionnel. En France, les enquêtes publiques
sont aujourd'hui critiquées, parce qu'intervenant trop en aval
du processus.
Aujourd'hui,
les conflits en aménagement ne peuvent plus se régler
comme autrefois. Les décideurs politiques sont obligés
de consulter la population, notamment en mettant en place des débats
publics ouverts à tous. Il y a des attentes de la part des acteurs,
autres qu'étatiques qui souhaitent intervenir plus en amont.
Citoyen
lambda, acteur économique ou groupe défendant les enjeux
environnementaux, tous se sentent légitimes dans leur argumentation.
Chacune des parties veut démontrer que son point de vue est meilleur.
La difficulté est de concilier des intérêts contradictoires
de développement économique et social avec des mesures
protectrices des milieux. Il est donc nécessaire d'ajuster des
intérêts divergents, voire contradictoires par des stratégies
de compromis. Il faut donc tendre vers une nouvelle forme de collaboration
entre les acteurs. Ainsi, lors d'une controverse environnementale où
chacun essaie de faire passer son projet de son côté, l'ensemble
des participants se voit dans une certaine obligation de communiquer,
de négocier et de collaborer. Nous voyons apparaître une
nouvelle forme de gouvernance environnementale révélée
par une gestion concertée.
Mon sujet
de recherche est donc d'étudier, d'analyser et de comprendre
les mécanismes de participation du public existants en France
et au Québec sur des projets urbains. Ainsi, par une lecture
approfondie sur ce domaine (M. Gariépy, L. Simard, A.H.J. Dorcey,
Mc Daniels) et une analyse de cas montréalais (rue Notre-Dame,
Conseil Régional de l'Environnement de Montréal,), je
souhaite analyser les moyens et les exemples les plus pertinents en
matière de consultation et de négociation sur des sujets
environnementaux.
En France,
j'ai étudié durant trois mois une zone à urbaniser
de 38 hectares où les enjeux présents étaient aussi
nombreux que le nombre d'intervenants potentiels. Ceci s'est inscrit
dans le but de proposer aux élus un processus complet de concertation
intégrant les enjeux environnementaux, économiques et
sociaux. Les objectifs étant d'avoir un projet accepté
et approprié par la population, afin d'aller dans le sens du
développement durable.
Cet "
apprentissage " franco-québécois favorise une meilleure
compréhension des nouvelles logiques, tant sociales que politiques,
qui guident la nouvelle gestion de l'environnement. Il est aujourd'hui
nécessaire de rapprocher les acteurs sous la forme de "
partenariat et de collaboration " (Louis Simard (1)) afin de proposer
de nouvelles et de meilleures formes de concertation entre le promoteur
du projet, la population locale et les usagers.
A ce stade
de ma recherche, je me permet de supposer qu'une association des volontés
planificatrices d'institutions publiques combinées aux propositions
d'associations expertes et aux désirs de la population touchée
par l'aménagement prévu, peut certainement arriver à
une solution non pas 'gagnant-perdant' mais plutôt, comme l'explique
Laurent Lepage, " socialement acceptable ".
(1) Simard
Louis. 2003. Conflits d'environnement et concertation : le cas du
Québec et de la France autour des lignes THT. Thèse
de sociologie, Institut d'Études Politiques de Paris. 562 p.
À
PROPOS DE L'AQÉI
L'Association
québécoise pour l'évaluation d'impacts (AQÉI)
a été créée en 1991 par un groupe de professionnels
en évaluation d'impacts et en participation publique qui désiraient
susciter des débats de nature professionnelle et publique, sur
les processus d'évaluation d'impacts au Québec. Depuis,
l'AQÉI constitue un lieu important d'échanges pour toute
personne intéressée par le domaine.
Améliorer la qualité professionnelle de l'évaluation
d'impacts, échanger sur des expériences et méthodologies,
généraliser l'utilisation de l'évaluation d'impacts
dans la planification des projets et dans les prises de décision,
établir des liens de collaboration avec des associations canadiennes
ou internationales ayant des intérêts similaires, voilà
autant d'objectifs visés par l'AQÉI.
L'AQÉI rassemble des décideurs, promoteurs, professionnels,
chercheurs, groupes de sensibilisation oeuvrant dans les secteurs privé
et public. Cette diversité d'intérêts constitue la
caractéristique principale de l'AQÉI. Ses membres se retrouvent
dans l'un ou l'autre des champs d'évaluation d'impacts, qu'ils
soient biologistes, ingénieurs, sociologues, médecins, avocats,
économistes, administrateurs, étudiants, porte-parole d'ONGE.
Près de deux cents membres se sont joints à l'AQÉI
jusqu'à maintenant, parmi lesquels on retrouve non seulement des
membres individuels mais aussi des membres affiliés.
Reconnue au sein de l'International Association for Impact Assessment
(IAIA) à titre d'association affiliée, l'AQÉI est
de plus, un des organismes membres du Secrétariat international
francophone pour l'évaluation environnementale (SIFÉE).
Un protocole d'entente relie l'Ontario Association for Impact Assessment
(OAIA) et l'AQÉI depuis octobre 2001 afin notamment, d'organiser
conjointement des événements d'intérêt commun
pour les deux associations et leurs membres. Un protocole d'entente a
été signé entre l'AQÉI, l'OAIA et l'International
Association for Impact Assessment Western & Northern Canada
(IAIA-WNC) pour les fins d'organisation du congrès de l'IAIA 2004
tenu en avril 2004à Vancouver.
MEMBRES
AFFILIÉS
HYDRO-QUÉBEC
Alliance
Environnement inc.
Ministère des Transports du Québec
SNC-Lavalin Environnement inc.
BPR-EnvirAqua
inc.
Bureau de mise en oeuvre de la Baie-James, Affaires indiennes et du
Nord Canada
Dessau-Soprin
Environnement Illimité inc.
FORAMEC inc.
GENIVAR
Golder Associés Ltée
Jacques Whitford Environnement Ltée
Pêches et Océans Canada, Océans et Environnement,
Région du Québec
Roche Ltée, Groupe-Conseil
Tecsult inc.
Cliquer
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du congrès
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