RÉSUMÉ. Le suivi des populations animales et végétales nous a amené à constater une perte importante de la diversité biologique. Cependant, il est difficile d’avoir une perception d’ensemble de la biodiversité d’un territoire, car les écosystèmes sont des entités dynamiques et évolutives, dans l’espace et dans le temps. Le choix d’un indicateur relevant de l’ensemble de ces caractéristiques devient donc primordial, bien qu’il s’agisse d’une tâche laborieuse.
La conférence présente les résultats d’un projet de recherche qui proposait d’utiliser la bioacoustique comme indicateur environnemental pour faire le suivi des espèces animales en milieu tropical. Afin de faire un suivi à une échelle régionale de la biodiversité, et ce, dans l’un des biomes les plus menacés de la planète, soit celui de la Mata Atlântica brésilienne, le projet de recherche avait comme objectif général de démontrer qu’il est possible d’associer la biophonie (événements sonores), à des événements biologiques (la richesse spécifique animale) en quantifiant des événements sonores et en tentant de les associer aux fluctuations de la biodiversité.
Les résultats ont démontré que la biophonie est représentative de la biodiversité d’un milieu, et ce, même dans des conditions de biodiversité maximale puisqu’il existe une très forte relation entre les deux variables.
NOTE BIOGRAPHIQUE. Marie-Claude Provost a complété un baccalauréat en géographie environnementale de même qu’une maîtrise (M. Sc. Géographie) à l’Université de Montréal. Depuis février 2011, elle occupe le poste de responsable de la conservation et de l’éducation au parc national d’Aiguebelle, en Abitibi-Témiscamingue.