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Bourses offertes par l'AQÉI en 2010

 

RÉSULTAT DE L'ANALYSE DES DOSSIERS PAR LE COMITÉ DE SÉLECTION


L'AQÉI a reçu 34 dossiers d'étudiants au cours de la période du 31 janvier au 31 mars 2010, dont 29 ont été jugé recevables parce que complets.

Une évaluation des 29 dossiers a été effectuée par un comité de sélection composé de cinq membres du conseil d'administration de l'AQÉI
.

L'AQÉI a l'immense plaisir d'annoncer que

MARIE-CLAUDE PROVOST ET FRANCIS JACQUES

sont les deux récipiendaires de la Bourse AQÉI 2010 de 3 000 $.

Maîtrise
Maîtrise
Géographie - spécialisation en conservation de la biodiversité
Environnement
Université de Montréal
Centre universitaire de formation en environnement de l'Université de Sherbrooke
Dynamique de la biodiversité
dans la Serra do Itajai : Une approche bioacoustique de la conservation
Analyse des limites de l'évaluation des effets cumulatifs dans le cadre de l'application de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (LCÉE)

Cliquez ici pour consulter son mémoire en format PDF (129 pages)

Cliquer ici pour obtenir le détail du programme de bourses offertes par l'AQÉI en 2010.


Voici le projet de recherche de Marie-Claude Provost

Dynamique de la biodiversité dans la Serra do Itajai : Une approche bioacoustique de la conservation

Problématique. Le suivi de l’évolution des espèces animales et végétales nous a amenés à l’évidence d’une perte importante de la diversité biologique. Les objectifs de la Convention sur la diversité biologique à atteindre pour 2010 sous-tendent la poursuite détaillée de ce suivi à l’échelle mondiale (CBD 2000). Cependant, la difficulté réside toujours dans l'évaluation d’ensemble de la biodiversité d’un territoire, car les écosystèmes sont des entités dynamiques et évolutives, dans l’espace et dans le temps.

Méthodologie. Lors de la réalisation d'une étude d'impact, le choix d’un indicateur relevant de l’ensemble de ces caractéristiques devient donc primordial, quoique difficile à effectuer. Or, une méthode éprouvée et testée en milieu boréal a démontré qu’il est possible d’utiliser la bioacoustique afin d’obtenir un indice instantané de la biodiversité animale à un endroit et un moment choisi, en plus de faire le suivi temporel de celle-ci. De ce fait, il est possible d’appliquer cette méthode à différents milieux afin de vérifier l’état de santé des écosystèmes. Jusqu’à maintenant aucune étude de ce genre n’a été effectuée dans l’écosystème de la Mata Atlântica au Brésil, l’un des biomes les plus menacés de la planète.

Avec seulement 7,84 % de sa superficie initiale, la Mata Atlântica est l’un des endroits les plus priorisés au monde en matière de conservation. Bien qu’il existe déjà près de 860 unités de conservation visant à protéger ce biome, très peu nombreuses sont les études qui démontrent la distinction entre les différents types d’aires de protection du territoire et font le suivi de la biodiversité animale à l’intérieur de chacune d’entre elles pour démontrer l’impact de l’anthropisation sur la santé des écosystèmes. La majorité des relevés de diversité animale se fait actuellement de façon systématique sur le terrain, à l’aide des espèces vues et des chants entendus par l’observateur. Or, ce type de suivi est très coûteux et nécessite la présence d’un spécialiste sur le terrain. Il devient alors intéressant de développer une méthode peu coûteuse et efficace, capable de faire le suivi de la diversité animale et d’obtenir un indice de la richesse spécifique d’un milieu donné.

Résultats attendus. Les résultats attendus dans ce projet de recherche sont donc de démontrer qu'il est possible d'associer la biophonie (sons produits par les animaux) à la biodiversité d'un milieu riche en espèces. De même, en recueillant les sons dans plusieurs milieux exposés à différents niveaux d'anthropisation, il sera possible de lier l'impact de l'anthropophonie (sons produits par l'Homme) à l'impact de l'Homme sur la biodiversité du milieu.

Cette méthodologie, issue d'une collaboration entre l'Université de Montréal et le Cornell Lab of Ornithology, permet donc d'obtenir des indices numériques de biodiversité, de même que des sonogrammes représentant l'énergie spectrale émise en période de chant à partir des enregistrements sonores. Comme chaque espèce possède sa propre fréquence de chant, il devient possible d'étudier la structure des sonogrammes et l'énergie spectrale émise pour calculer l'indice de richesse spécifique.

Puisqu'elle s'applique à tous les types de milieux, cette méthodologie originale aura également un impact au Québec. Dans le cadre d'un emploi d'été financé par le CRSNG, j'ai d'ailleurs réalisé des travaux de recherche sur le suivi de la biodiversité à l'aide de la bioacoustique dans quelques parcs nationaux québécois (Anticosti, Mont-Tremblant, Plaisance). Les responsables de la conservation des différents parcs sont très enthousiastes à l'idée d'utiliser cette nouvelle technique de relevé de biodiversité sur leur territoire. De plus, les applications de cette nouvelle méthode sont multiples lors de la réalisation d'étude d'impact. Par exemple, lorsqu'un parc veut créer un sentier pédestre sans trop perturber les écosystèmes, des relevés sonores peuvent être prélevés dans chacun des différents itinéraires proposés et, en peu de temps, il est possible de savoir lequel des milieux possède l'indice de biodiversité la plus élevée pour et ainsi choisir l'itinéraire pour lequel il y aura un impact moindre sur le milieu. Cette méthode, déjà utilisée lors de la réalisation d'étude d'impact, permet également l'identification des espèces rares, mais cette propriété ne répond pas à l'objectif premier du projet proposé ici.

Objectifs de carrière. Dans le futur, je prévois occuper un poste lié à la conservation de l'environnement et j'aimerais également travailler à la réalisation d'études d'impact sur les écosystèmes. Ainsi, je pourrai appliquer la bioacoustique à des fins de suivi environnemental.

Intérêt pour l'AQÉI. Il est évident que la réalisation de ce projet intéressera l'Association québécoise pour l'évaluation d'impacts, puisque cette méthode, éprouvée et testée, permet de faire le suivi des espèces animales, sans toutefois nécessiter un spécialiste sur le terrain. Il s'agit d'une grande percée en ce qui a trait aux suivis environnementaux.


Voici le projet de recherche de Francis Jacques

Analyse des limites de l'évaluation des effets cumulatifs dans le cadre de l'application de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (LCÉE)

Problématique. En novembre 2009, le commissaire à l’environnement et au développement durable du Canada publiait son plus récent rapport à la Chambre des communes. Le premier chapitre de ce document portait sur l’application de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (LCÉE). Le commissaire y soulevait le fait que malgré la disponibilité de directives et une interprétation claire des dispositions légales (article 16 de la Loi), les autorités responsables, essentiellement les ministères fédéraux, trouvent difficile de procéder à l’évaluation des effets cumulatifs (ÉEC) au moment de réaliser les évaluations environnementales (ÉE). Cette constatation s’avère fidèle au sentiment partagé par les fonctionnaires fédéraux chargés d’appliquer la Loi, alors que la mise en application du concept demeure un défi dans un contexte projet par projet.

Quelles sont alors les limites faisant obstacle à la mise en pratique des obligations légales et de quelles façons pourrait-on les surmonter est la problématique à laquelle mon essai tente de répondre. L’idée est de tenter de cerner le réel potentiel de ce processus d’évaluation et de mettre en lumière les changements devant être apportés à ses bases théoriques et pratiques, le tout dans le but de contribuer à son raffinement et de rendre plus aisé le travail des analystes chargés de procéder à l'évaluation de cette classe particulière d'effets que sont les effets cumulatifs.

Objectifs. L'objectif général est d'identifier les limites de l’ÉEC dans le cadre de la mise en œuvre de la LCÉE et d'ainsi juger de son applicabilité dans un contexte projet par projet. La réalisation de cet objectif général est rendue possible par la rencontre de trois objectifs spécifiques que sont : 1) Poser un diagnostic descriptif du cadre légal dans lequel s’inscrit l’ÉEC, 2) Effectuer l’analyse critique de la mise en application du cadre légal à l’aide, notamment, d’études de cas ciblées (un examen préalable et deux études approfondies), et 3) Contribuer au développement méthodologique à l’intérieur du cadre légal actuel, en plus de suggérer des modifications à l’égard d’une éventuelle révision de celui-ci.

Méthodologie. Le premier objectif spécifique est atteint suivant la réalisation d'une revue de littérature permettant de retracer l’origine historique des concepts d’ÉE et d’ÉEC et de décrire la façon dont ceux-ci se sont intégrés et ont évolué à l’intérieur de la pratique environnementale au Québec et au Canada.

Ensuite, afin d'atteindre le second objectif spécifique, l'analyse réalisée repose sur des documents rédigés par des experts dans le domaine, mais aussi d’entretiens réalisés avec des fonctionnaires fédéraux chargés d’évaluer ces effets cumulatifs, fonctionnaires issus d'Environnement Canada (EC), de Transports Canada (TC), de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC), de Développement économique Canada (DEC), ainsi que de Pêches et Océans Canada (MPO).

Finalement, l'atteinte du troisième objectif spécifique repose sur une analyse comparative de méthodes d’évaluation déjà existantes, permettant ainsi de prioriser les méthodes d'ÉEC les plus appropriées à l’intérieur du cadre légal actuel. Seront ultimement fournies des suggestions relatives à une éventuelle révision de la Loi régissant l’ÉEC au Canada, et ce, sur la base de la réflexion mûrie tout au long de l'essai et nourrie par les entretiens réalisés avec les praticiens à l'œuvre sur le terrain.

Résultat escompté. Essentiellement, l'éclaircissement d'un flou dans l'application d'une disposition légale (obligation de procéder à l'ÉEC) dont l'importance est reconnue par l'ensemble des praticiens oeuvrant dans le domaine, flou émanant de manquements évidents au niveau mécanistique rendant difficile l'utilisation d'une démarche systématique et efficiente d'ÉEC.

Justification de la demande. Suivant l'énoncé du résultat escompté, il apparaît clair que ce projet d'essai s'inscrit dans les champs d'intérêt de l'AQÉI, organisme qui a pour objectifs, entre autres, d'améliorer la qualité professionnelle de l'évaluation d'impacts et d'en généraliser et d'en améliorer l'utilisation.

Objectifs de carrière. J'aspire, à court terme, travailler pour un ministère à titre d'analyste en ÉE pour ainsi être en mesure de contribuer au développement durable de nos communautés, le tout en portant un regard critique appuyé par une expertise pluridisciplinaire sur les initiatives de développement proposées au pays. Ensuite, à plus long terme, suivant le cumul d'une expérience pratique considérable, j'aspire à contribuer au développement méthodologique, à l'échelle décisionnelle canadienne, des processus d'ÉE.


Voici le programme de bourses tel qu'il a été adressé aux étudiants de niveau supérieur dans le domaine de l'évaluation d'impacts environnementaux et ou sociaux au mois de janvier 2010.

OBJECTIF DU PROGRAMME DE BOURSES :

  • Stimuler la recherche et soutenir les étudiants dans le domaine de l'évaluation d'impacts au Québec.

DÉTAILS DU PROGRAMME DE BOURSES :

  • Sujet de recherche sur l'évaluation d'impacts environnementaux et / ou sociaux ;

    • Financement pour le travail de terrain ou la rédaction de mémoire ou thèse ou essai ;
  • Livrables :

    • Article (format académique) présentant les résultats de recherche, et
    • Présentation devant les membres de l'AQÉI lors :
      • de l'Assemblée générale annuelle
      • ou d'un lunch conférence organisé par l'AQÉI.

    P.S. L'article est accepté dans l'une ou l'autre langue officielle. Dans l'éventualité où l'article est soumis en anglais, il devra être accompagné d'un résumé en français. La présentation devra toutefois se dérouler en français.

MONTANT DES BOURSES :

  • Deux bourses pour l'année 2010 : 3 000 $ par bourse non renouvelable.

CRITÈRES D'ADMISSIBILITÉ :

  • Étudiant inscrit dans un programme à temps plein dans une université québécoise ;
  • Niveau de scolarité : diplôme de 2e cycle ou maîtrise ou doctorat ;
  • Étudiant effectuant présentement des travaux de recherche sur l'évaluation d'impacts environnementaux et / ou sociaux ;
  • Ne pas être membre du Conseil d'administration de l'AQÉI, ni être de la famille immédiate d'un administrateur de l'AQÉI ;
  • Ne pas être un ancien récipiendaire de la bourse (critère applicable à la deuxième année du programme).

DOSSIER DE CANDIDATURE :

  • Un formulaire de demande dûment rempli Bourses AQEI2010.doc
  • Une preuve d'inscription à temps complet dans un programme d'études supérieures, de maîtrise ou de doctorat dans une université québécoise durant la période d'inscription à la bourse (hiver 2010);
  • Relevé officiel de notes des études universitaires au cours de la dernière année.

Le dossier de candidature ne sera jugé recevable qu'à la condition d'être complet.

ÉCHÉANCIER 2010 :

  • Du 31 janvier au 31 mars 2010 — Période de dépôt des candidatures.
  • Du 1er avril au15 mai 2010 — Analyse des dossiers par un comité de sélection.
  • Fin juin 2010 — Annonce aux deux récipiendaires.
  • 30 juillet 2010 — Dépôt du premier versement (2 000 $) à chacun des deux récipiendaires.
  • Date variable — Dépôt du dernier versement (1 000 $) à chacun des récipiendaires lors de leur présentation devant les membres de l'AQÉI (à l'occasion de l'Assemblée générale annuelle ou d'un lunch conférence) et du dépôt de l'article présentant les résultats de recherche.

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